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«Je ne pense pas être à 100% encore» - David Perron
Le 9 janvier 2012 à 13h24 | Jessica Lapinski, Agence QMI
David Perron a bien cru qu'il ne foulerait jamais la patinoire du Centre Bell pour le match de mardi, contre les Canadiens de Montréal.
Victime d'une commotion cérébrale en novembre 2010, le Québécois des Blues de St. Louis a mis plus d'un an à revenir au jeu. Et même aujourd'hui, il affirme ne pas avoir retrouvé pleinement ses moyens.
«Durant l'été, je n'avais aucune idée d'où j'en serais aujourd'hui, a mentionné l'attaquant, qui avait bien sûr entouré la date du 10 janvier sur son calendrier. C'est la fête de ma mère demain (mardi), donc je suis bien content de jouer.
«Je ne pense pas être à 100% encore, a-t-il précisé aux journalistes. Ça m'a pris sept ou huit matchs avant que les craintes ne partent, avant que je commence à jouer de façon plus physique. Lors des cinq dernières parties, par contre, je suis vraiment satisfait de la façon dont j'ai joué.»
Le 4 novembre 2010, Perron était victime d'un coup de coude à la tête de Joe Thornton, des Sharks de San Jose. Malgré tout, après avoir retraité brièvement au vestiaire, le Sherbrookois est revenu dans la rencontre. Il a même inscrit le deuxième but de son équipe.
C'est après que les symptômes sont apparus. Maintenant, après avoir été plongé dans le noir pendant près de 12 mois, le jeune joueur reconnaît être «plus intelligent» sur la patinoire. Et il aimerait que ses adversaires en fassent autant...
«Il faut que tu fasses attention aux mises en échec que tu vas donner, parce qu'après tout, tu joues dans la même ligue que tes adversaires, a-t-il souligné. Il ne faut pas oublier qu'une mise en échec, c'est pour enlever la rondelle aux autres joueurs. On dirait qu'il y en a qui pense que ça sert à arracher la tête.
«Il faut aussi se sensibiliser en tant que joueur. Si tu ne te sens pas bien [après avoir encaissé une mise en échec], il faut que tu sortes de la patinoire.»
Perron a disputé 16 matchs cette saison, obtenant deux buts et 11 passes. Pas mal pour un joueur n'ayant pas encore totalement retrouvé la forme.
«Ce qui me manque le plus, c'est du conditionnement physique, a-t-il mentionné. Je ne me suis pas entraîné de l'été, alors quand on a joué deux matchs en deux soirs pour la prochaine fois, c'était difficile. Mais déjà, ça va un peu mieux.»
Le joueur de 23 ans estime qu'il faut subir une commotion cérébrale pour comprendre pleinement ce que c'est.
«Quand tu es blessé depuis deux semaines, deux mois, trois mois, tu comprends à quel point il est essentiel d'être 100%. Pour les autres, notre condition est plus difficile à saisir. Tu vois le joueur dans l'entourage d'équipe et il a l'air bien, mais c'est en dedans qu'il se sent mal.
«Ça a été long pour que je me sente bien à nouveau.»
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