LNH
«J'irai où l'équipe ira» - Vermette
Le 13 juillet 2012 à 5h47 | Albert Ladouceur, Agence QMI
Attaquant de la Ligue nationale de hockey, Antoine Vermette s'initie au boulot de relationniste en tant que Coyote de service à Québec.
Seul joueur francophone de l'équipe et résidant de la capitale pendant l'été, il répond aux questions en boucle touchant le déménagement souhaité de l'organisation de Phoenix à Québec.
Il n'allait pas les éviter, jeudi, en participant au tournoi de golf annuel des Anciens Nordiques, un organisme vieillissant. Une chance pour la moyenne d'âge que des joueurs de d'autres équipes vivant dans la région profitent de l'événement pour se retrouver sur les verts.
Vermette ne s'étonne pas de cet intérêt.
«On me pose beaucoup de questions sur l'avenir des Coyotes et ça ne me dérange nullement. Je trouve même cela amusant de répondre et de constater le désir des amateurs de hockey de renouer avec la LNH», explique-t-il.
Bien entendu, Vermette ne possède pas les informations pour fournir des réponses précises sur le dénouement de ce dossier parfois ridicule. Comme tous ses coéquipiers, il reste en attente de la cloche finale.
Il ne baigne toutefois dans cette ambiance que depuis le 22 février alors que les Blue Jackets de Columbus l'ont échangé aux Coyotes en retour de deux choix au repêchage et d'un dénommé Curtis McElhinney.
«Il ne s'agit pas d'une situation idéale pour les joueurs, mais j'ai été impressionné par la capacité de mes coéquipiers à bien gérer l'incertitude et les inquiétudes qui découlent des tractations entre Glendale, Gary Bettman et des acheteurs potentiels. Certains vivent et performent dans cette ambiance depuis trois ans.»
Aussi tard que le 1er août
La fragilité des Coyotes dans le désert ne l'empêche pas de dormir. Déménager à Québec lui offrirait la chance de jouer chez lui.
«J'arrive chez les Coyotes et je détiens un contrat à long terme. Je me rendrai où l'équipe ira. Je ressens moins de stress avec les rumeurs que d'autres. Si on posait la question à Shane Doan, un joueur autonome sans compensation, on entendrait une autre version.
«Notre capitaine joue depuis longtemps pour les Coyotes. Il est loyal envers l'organisation, heureux à Phoenix tout comme sa famille.»
Vermette soutient que le déménagement possible de l'équipe ne constituait pas un sujet de discussion majeur entre les joueurs même s'ils savaient que Québec s'annonçait comme une destination privilégiée.
«Ils ont appris dans les dernières années. Ça devait jaser davantage, il y a deux ans. Notre course pour le championnat de la section et notre implication dans les séries nous ont fait vivre des moments intenses et beaucoup d'émotions. Il devenait plus facile d'oublier les tractations entre les divers partis pour garder l'équipe à Glendale.»
Selon des informations, une équipe pourrait apprendre aussi tard que le 1er août qu'elle résidera dans une autre ville. Si tel devait être le cas avec les Coyotes, ils occuperaient la case dans le calendrier des Jets de Winnipeg et la division Sud-Est, en 2012-2013, et ceux-ci aboutiraient dans la Pacifique avec les devoirs de Phoenix, le temps d'une campagne.
«Un déménagement aussi tardif constituerait un gros défi pour les joueurs, mais il arrive dans nos carrières que nous devons réagir rapidement. Quand tu es échangé pendant la saison, tu dois bouger vite.»
Plus facile pour les célibataires que les joueurs en couple avec des enfants. La famille ne suit pas immédiatement s'il ne reste que quelques semaines dans la saison.
Vivable à Glendale?
Un autre nuage noir, celui de la négociation collective, plane également au-dessus des têtes des Coyotes. Un lock-out compliquerait davantage la vie de ces athlètes.
«Nous souhaitons commencer la saison à la date prévue. Du côté des joueurs, nous tenons à conclure une entente et éviter toute forme de conflit. Plusieurs conservent un mauvais souvenir de la dernière négociation. La LNH répète sans cesse que notre sport affiche une bonne santé et que les profits augmentent.»
Pas de conflit, un acheteur qui conserve l'équipe au Jobing.com Arena, les Coyotes parviendraient-ils finalement à s'implanter à Glendale? Très peu de gens y croient.
«Pour ma part, je suis arrivé au moment où on sentait de l'engouement pour l'équipe. Je me souviens par contre de visites à Glendale avec mes autres équipes et on comptait presque les spectateurs dans les gradins. Parfois, c'est le résultat du marketing de l'équipe locale et de l'attrait exercé part les visiteurs.»
Au moins, Vermette aura profité de ces quelques semaines chez les Coyotes, la saison dernière, pour contribuer de belle façon aux succès de l'équipe sur la patinoire.
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