LNH

Le calme plat

Le 16 septembre 2012 à 4h40 | Jean-François Chaumont, Journal de Montréal

Il n'y a pas eu de feux d'artifice, de fanfares ou de trompettes pour célébrer une triste réalité, celle d'un troisième lock-out sous le règne de Gary Bettman dans la LNH.

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«Il n'y a pas de célébrations à faire avec un conflit de travail, a expliqué sous le couvert de l'anonymat un responsable de la LNH au Journal de Montréal. Nous n'avons pas le choix de faire les choses sobrement, nous ne ferons pas une conférence de presse pour dire qu'il y a un lock-out.»

Incapables de trouver un terrain d'entente avant minuit le 15 septembre, les dirigeants de la LNH ont encore une fois opté pour la stratégie du cadenas.

«Nous espérions un retour à la table des négociations dans les derniers jours, mais ce ne fut pas le cas, a rappelé Bill Daly, l'adjoint à Bettman. Il s'agit d'une partie du processus de négociations.»

Actif dans les pourparlers dans le camp de l'AJLNH, l'ancien des Canadiens de Montréal Mathieu Darche a admis à la chaîne TVA Sports que le calme devrait persister un certain temps encore.

«Il y a des discussions sporadiques entre Don Fehr, son frère Steve, Gary Bettman et Bill Daly, mais rien d'officiel, a-t-il noté. Je ne crois pas qu'il y ait de réunion aujourd'hui (dimanche) ou demain (lundi). Ça peut toujours changer, mais il n'y a rien de planifié.»

Aucune négociation

C'était encore une fois le calme plat dans les bureaux de la LNH, hier, à Manhattan. Malgré les minutes qui s'égrainaient à l'horloge, Donald Fehr et Bettman n'ont pas entrepris un blitz de la dernière chance afin de réduire le fossé qui sépare les deux clans.

«Aujourd'hui, nous avons suggéré que les deux parties se rencontrent avant l'heure limite imposée par les propriétaires, a expliqué Steve Fehr, le frère de Donald et conseiller spécial de l'Association des joueurs. Donald, moi-même et quelques joueurs du comité de négociations étions toujours à New York et nous étions prêts à les rencontrer.»

«La LNH a simplement répondu qu'elle ne voyait pas le besoin de tenir une rencontre officielle, a ajouté Steve Fehr. Il y a eu et il y aura encore des discussions privées et informelles entre les deux clans.»

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