LNH
L'eldorado suisse
Le 26 septembre 2012 à 15h13 | TVA Sports
Pour garder la forme pendant le lock-out, une quinzaine de joueurs de la LNH, dont Max Pacioretty, Joe Thornton, Rick Nash et Tyler Seguin, ont refusé des cachets intéressants dans la Ligue continentale russe (KHL) et ont plutôt pris leur envol pour la Ligue nationale suisse. Pourquoi faire ce choix?
L'ancien joueur des Canadiens de Montréal Sébastien Bordeleau joue depuis 2002 chez les Helvètes, après six années en Amérique du Nord. Il est bien placé pour parler des avantages du championnat suisse et sa réponse est plus en lien avec la géographie et le bien-être plutôt qu'avec l'argent.
«La saison est plus courte, avec seulement 50 matchs, a mis en valeur l'attaquant de 37 ans en entrevue avec la chaîne TVA Sports, mercredi. Aussi, les distances sont assez courtes. Dans les régions de Berne et de Zurich, les plus longs voyages pour jouer sont de quatre heures en autobus.
«Tu fais ton entraînement le matin, tu prends l'autobus, tu joues le match et tu reviens le soir.»
Impossible de concevoir un tel rythme de vie en Russie (17 millions km2 de superficie) ou au Canada (10 millions km2), où certaines des grandes villes sont à plusieurs centaines, voire des milliers de kilomètres de distance.
Le point de vue suisse
Bordeleau a vécu le lock-out de 2004-2005 du point de vue européen, alors qu'il portait l'uniforme de Berne. Les joueurs en Suisse peuvent vivre différemment l'arrivée massive de joueurs nord-américains dans leur ligue.
Certains se feront évidemment «voler» leur travail, le plus souvent sur une base temporaire, d'autres fois de façon permanente. Et ceux qui gardent leur emploi prennent goût à jouer avec des vedettes de la LNH.
«Tout le monde suit ça attentivement, a rapporté Bordeleau. Les gars sont très heureux de jouer avec les Nash, Thornton et compagnie. Il y en a qui se disent à la fin du lock-out : "On était bien avec eux, vont-ils revenir?"»
Une chimie se crée inévitablement avec les nouveaux arrivants, à un point tel que le retour des joueurs qui étaient là avant amène à se poser des questions sur la bonne tenue d'une équipe, relate Bordeleau.
«C'est une situation qui n'est pas facile à gérer pour qui que ce soit.»
(D'après un reportage de Jérémie Rainville)
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