LNH
«Nous sommes des numéros» - Éric Bélanger
Le 24 septembre 2012 à 21h10 | TVA Sports
Contrairement à Dan Cleary, Éric Bélanger est optimiste quant à règlement rapide du conflit dans la Ligue nationale de hockey, et il a des indications pour l'être.
L'attaquant des Oilers d'Edmonton croit que le lock-out se terminera dès le 1er novembre. D'après ce qu'il a affirmé en entrevue à l'émission «Le Match» de la chaîne TVA Sports, lundi, les dirigeants de la Ligue dévoileront un calendrier de 82 matchs à partir de cette date.
«Je suis optimiste depuis le début. Après le carnage de la saison 2004-2005, chacun des parties aurait trop à perdre. Ils sont présentement dans un jeu de poker. Tout le monde reste sur ses positions et attend que le prochain fasse le premier geste.»
Depuis le déclenchement du lock-out, le 16 septembre, plusieurs joueurs ont soutenu avoir l'impression que les propriétaires se contredisent dans leurs demandes, alors qu'ils ont récemment versé de nombreux contrats de plusieurs saisons.
Bélanger tient le même discours.
«Si le problème n'est pas là, il est où? Ils disent des choses, se retournent et font complètement l'inverse, a-t-il affirmé. Il est donc difficile, pour nous, de s'asseoir à une table et de régler leurs problèmes encore une fois.
«Nous en avons assez de nous faire marcher sur le dos. Nous faisons peut-être beaucoup d'argent, mais ils veulent encore régler le problème à court terme. Ils veulent fouiller dans nos poches pour ensuite redistribuer l'argent aux propriétaires qui en ont perdu.»
L'attaquant québécois a beaucoup plus confiance au système proposé par l'Association des joueurs.
«Il règlera les problèmes non seulement pour deux ou trois ans, mais pour les cinq ou six prochaines années, a-t-il ajouté. Nous essayons de le faire comprendre aux propriétaires. Nous espérons revenir à la table de négociations le plus rapidement possible pour signer une entente.»
«Nous sommes des numéros»
Bélanger a également été invité à commenter les propos du vice-président à la direction des Red Wings de Detroit, Jim Devellano. Dans une entrevue accordée au Islanders Sports News, il a alors affirmé que «les propriétaires peuvent être vues comme un ranch, et les joueurs, moi inclus, sont le bétail».
Par rapport à ces propos, il soutient que Devellano a droit à son opinion. Il ajoute toutefois que les joueurs de la LNH sont un peu comme des numéros et il a décrit une situation survenue plus tôt dans sa carrière pour l'illustrer.
«Lors de la saison 2006-2007, j'ai été échangé des Hurricanes de la Caroline aux Predators de Nashville. Je suis parti de Boston, où je me trouvais avec les Hurricanes, pour me rendre à Nashville le lendemain matin. Lors de l'entraînement matinal, l'entraîneur-chef m'a dit que je devais me rendre dans le bureau du directeur général.
«Une fois dans le bureau du directeur général, il m'a annoncé que j'étais échangé à nouveau, aux Thrashers d'Atlanta. La même journée, j'ai pris l'avion pour jouer le lendemain avec ma nouvelle équipe à Edmonton. Si nous ne sommes pas des numéros, cet exemple prouve le contraire.»
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