Alexander Radulov  

Alexander Radulov

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REUTERS/Grigory Dukor/© Thomson Reuters 2013

LNH

Pas de Radulov au Colorado

Le 17 septembre 2013 à 20h47 | Agence QMI / Stéphane Cadorette

De tous les entraîneurs qui ont tenté de placer l’énigmatique Alexander Radulov dans le droit chemin, Patrick Roy est celui qui a connu le plus de succès. Toutefois, le nouveau pilote de l’Avalanche du Colorado n’entend pas tendre une perche à son ancien protégé.

Après avoir ravagé la LHJMQ au sein des Remparts de Québec en 2004-2005 et 2005-2006, «Radu» a gradué à Nashville, où il avait été repêché en première ronde par les Predators.
 
Au terme de deux saisons seulement, il a mis le cap sur sa Russie natale pour évoluer dans la KHL, où il joue toujours, maintenant chez le CSKA de Moscou.
 
Est-ce qu’éventuellement, le talentueux mais nébuleux personnage pourrait faire le saut à Denver, étant donné la relation privilégiée qui existait entre les deux hommes à Québec? Roy, pour le moment du moins, n’y croit pas.
 
«Non! Premièrement, ça va faire six ans qu’il est en Europe, à part une saucette en fin de saison avec Nashville, il y a deux ans, et ça n’a pas bien fini. Pour l’instant, ce n’est pas une option qu’on regarde, surtout parce qu’on aime beaucoup les joueurs qu’on a sous la main», a-t-il dit au Journal de Québec.
 
Des discussions à l’interne
 
Poussé un peu plus loin dans sa réflexion, Roy n’a pas caché que l’idée de retrouvailles avec Radulov lui a néanmoins effleuré l’esprit.
 
«C’est une avenue dont on a discuté à l’interne, mais ça ne fait pas partie de nos plans.
 
«Ça n’a pas été très loin dans nos discussions. Premièrement, je veux évaluer les joueurs qu’on a sous la main. Deuxièmement, ses droits appartiennent encore à Nashville et c’est sûr qu’on ne fera pas une transaction avec les Predators pour obtenir ses services. On n’est pas prêts à payer pour aller le chercher», a-t-il fait valoir.
 
Cela dit, celui qui avait enfilé 61 buts et 151 points à sa deuxième saison chez les Remparts conserve une place spéciale dans le cœur de Roy, à la suite de leur conquête conjointe de la Coupe Memorial, en 2006.
 
«Bien honnêtement, est-ce que j’aimerais ça qu’il s’aligne avec nous? La réponse, c’est oui. Est-ce que présentement, il figure dans nos plans? La réponse, c’est non», a-t-il tranché.
 
«Ça a pris du temps avant de gagner son respect et quand ça s’est fait, ça a été mutuel. Ça reste un privilège pour moi d’avoir travaillé avec lui et c’est un joueur qui a eu un impact extraordinaire sur les Remparts et sur nos partisans.»
 
Pas de contact
 
Lorsque Radulov jouait à Nashville, où il aura cumulé 102 points en 154 parties, Roy demeurait en contact assez étroit avec le turbulent attaquant. Or, depuis, les liens sont rompus.
 
«J’ai essayé de l’appeler quelques fois, surtout au début lorsqu’il a décidé de partir de Nashville, et il n’a jamais voulu retourner mes appels, ça c’est clair. Il a sans doute ses raisons et je ne sais pas ce qui a bien pu se passer à Nashville pour que ça finisse de cette façon.»
 
Même si la communication devait être rétablie, Roy estime que son ancien poulain n’a pas mis toutes les chances de son côté pour atteindre son plein potentiel.
 
«Il ne faut pas oublier une chose, c’est que «Radu» a pris des habitudes de travail qui ne seraient peut-être pas fonctionnelles pour la Ligue nationale malgré tout son talent», a-t-il conclu.

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