LNH

Quelle équipe cendrillon?

Le 10 mai 2012 à 15h37 | Guillaume Théroux, TVA Sports

Les deux équipes qui croiseront le fer en finale de l'Association de l'Ouest ne sont pas celles qui étaient prévues. C'est une question de chiffres.

Les Coyotes de Phoenix ont pris le troisième rang du classement de l'Ouest, mais seulement en raison de leur titre de la section Pacifique, arraché en toute fin de campagne. En effet, n'eut été de ce résultat, la concession du désert l'Arizona aurait terminé en sixième place en vertu de son dossier 42-27-13, bon pour 97 points.

Les hommes de Dave Tippett ont vaincu les Red Wings de Detroit et les Predators de Nashville aux premier et deuxième tours; deux équipes habituées aux hostilités d'après-saison.

Étiquetés comme négligés au début des séries (huitièmes dans l'Ouest, 40-27-15, 95 points), les Kings de Los Angeles ont fait mieux encore.

De manière expéditives, les troupiers de Darryl Sutter ont éliminé coup sur coup les Canucks de Vancouver, finalistes de la coupe Stanley en 2011 et puissance no 1 de la LNH, ainsi les Blues de St. Louis, la deuxième force dans l'Ouest et la troisième au sein du circuit Bettman.

Alors, qui est la «vraie» équipe cendrillon? Le concept semble avoir perdu de son sens.

Quick et Brown rois à chaque bout de la patinoire

Ce qui est certain, c'est que les gardiens sont des facteurs de la bonne tenue de chaque équipe. Pour les Kings, Jonathan Quick - en lice pour mettre la main sur le trophée Vézina - est le meilleur portier des séries. L'Américain affiche un dossier de huit victoires contre un seul revers et une moyenne de 1,55 but alloué par rencontre.

Les excellentes performances de Quick n'ont rien d'étonnant, si on se fie à Luc Robitaille, président des opérations d'affaires des Kings. «À Montréal, vous pensez qu'il y a juste une équipe dans la ligue, mais si vous regardiez la télé après 22h, vous verriez que Quick joue aussi bien depuis trois ans, a-t-il blagué sur les ondes de la chaîne TVA Sports, jeudi. Il est en progression constante.»

Mais il n'y a pas que Quick. «Dustin Brown a toujours été bon, mais depuis les rumeurs d'échanges en février, il a élevé son jeu d'un cran, a noté Robitaille. C'est notre capitaine et il veut nous amener jusqu'au bout. C'est définitivement notre joueur le plus impliqué en séries.»

L'attaquant canadien revendique un total de 11 points - dont six buts - en neuf matchs avec les Kings depuis le début des séries, ce qui lui confère le quatrième rang des pointeurs de la LNH derrière Claude Giroux (Flyers, 17 pts en 10 matchs), Daniel Brière (Flyers, 13 pts, 10 matchs) et Ilya Kovalchuk (Devils, 12 pts en 11 matchs).

L'année des Coyotes?

Pour Dave Tippett, c'est du pareil au même à chaque saison : les Coyotes ne sont pas vraiment pris au sérieux. «Ça fait même mon affaire, a évalué l'entraîneur-chef lors d'une conférence téléphonique. On nous voit comme les négligés depuis les trois dernières années, mais cette fois-ci, nous avons l'avantage de la patinoire. Notre jeu a évolué et nous pouvons battre n'importe qui.»

Merci au gardien Mike Smith, qui montre une fiche de 8-3 et concède une moyenne de 1,77 but par match depuis le début des séries. «Mike se concentre sur le travail qu'il a à faire. Il ne se laisse pas intimider et il ne se pose pas de question sur le travail de son vis-à-vis, que ce soit Pekka Rinne [des Predators] ou encore Jonathan Quick.

«J'ai vu jouer Mike quand j'étais [derrière le banc des Stars] avant de quitter Dallas et, s'il avait eu sa chance avant qu'il ne soit échangé, il aurait éclos. Ça clique entre lui et notre entraîneur des gardiens Sean Burke.»

En outre, la question de la vente de l'équipe a de quoi déranger, mais en bons professionnels, les joueurs des Coyotes ne se laissent pas distraire par le dossier. «Même que ça nous motive, a mis en lumière Tippett. Si nous faisons le travail sur la glace, nous espérons que ça éveillera l'enthousiasme.»

La série entre les Kings et les Coyotes commence dimanche prochain au Jobing.com Arena de Glendale.

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