LNH

«Qu'ils restent en Russie!» - Lafleur

Le 10 octobre 2012 à 11h46 | TVA Sports

Guopy Lafleur ne fait plus dans la dentelle depuis qu'il a accroché ses patins. 

La légende vivante du hockey a commenté avec son franc-parler habituel le lock-out en cours dans la Ligue nationale, mercredi, en marge du dévoilement d'une statue à son effigie à Thurso, sa ville natale.

Questionné au sujet des Russes qui menacent de rester dans la KHL quand le conflit dans la LNH sera réglé, Lafleur a répondu du tac au tac : «Qu'ils restent là! Ça va faire plus de place pour les joueurs du Québec et de l'Amérique du Nord. En tant qu'amateur, je n'en ai rien à foutre des joueurs qui veulent rester en Europe. C'est leur choix.»

Selon lui, le lock-out se terminera en janvier. «J'espère que ça va se régler avant les Fêtes, mais je suis très sceptique. Je dis depuis le début que ça va se régler en janvier.»

Lafleur ne verrait pas la LNH et les partisans passer une autre année complète sans hockey. «Ce serait désastreux pour l'économie et pour tout le monde. Tous les restaurateurs du Québec en souffrent. Ce n'est pas drôle pour personne.»

Ne pas ambitionner

À son avis, les joueurs doivent faire des concessions dans leurs négociations avec la partie patronale.

«L'Association des joueurs doit collaborer pour en arriver à une entente raisonnable pour les deux parties. Mais ça ne semble pas être le cas présentement. Les joueurs doivent réaliser qu'ils sont très choyés de faire des millions de dollars. Il ne faut pas qu'ils ambitionnent sur le pain béni.

«En tant qu'athlète, tu ne peux pas faire plus d'argent que le propriétaire. C'est la même chose avec mon restaurant. Si mes employés faisaient plus d'argent que moi, je mettrais la clé dans la porte.»

Contrairement à la proposition du syndicat, le «Démon blond» ne croit pas que les propriétaires devraient aider les équipes qui éprouvent des problèmes financiers.

«Depuis 2004, les propriétaires ont énormément donné. Ils sont là pour administrer une entreprise, pour la rentabiliser. Ils ne sont pas là pour aider les clubs en difficulté. Ce sont des entreprises privées. Si les clubs sont en difficulté, ils n'ont qu'à déménager dans d'autres villes, comme Québec.»

«Chose certaine, le lock-out n'est pas bon pour le hockey. Les gens apprennent à faire autre chose qu'attendre que la saison recommence.»

Lafleur ému

Par ailleurs, Lafleur s'est dit «touché et honoré» d'avoir un bronze à son image à Thurso, dans la région de l'Outaouais.

«Je n'ai jamais pensé être immortalisé dans ma ville natale. C'est quelque chose de spécial. Je n'ai jamais oublié mes origines.»

«C'est grâce à la ville de Thurso si j'ai réussi. À l'école secondaire, les Frères de l'instruction chrétienne nous ont poussés et motivés. Pour moi, c'est une grande fierté.»

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