Ryan Miller  

Ryan Miller

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LNH

Ryan Miller malheureux

Le 27 novembre 2013 à 12h49 | Agence QMI / Jean-François Chaumont

Ryan Miller vit sur du temps emprunté avec les Sabres de Buffalo. À sa dernière année de contrat, le gardien américain ne serait pas surpris de changer d’adresse.

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«C’est difficile, on me pose toujours des questions sur mon avenir avec l’équipe, a répondu Miller en entrevue au Journal de Montréal après l’entraînement des Sabres, mardi, au First Niagara Center.

«Je n’ai jamais connu une autre organisation que celle des Sabres. C’est bizarre de réaliser que les choses pourraient changer rapidement. Pour moi, il y a beaucoup d’inconnu.»

«Si je dois être échangé, j’accepterai mon sort, a-t-il poursuivi. C’est une réalité de la LNH et du sport professionnel, je ne contrôle pas ça. Je n’ai jamais connu cette réalité, j’imagine que le choc devient moins grand quand tu as changé d’équipe deux ou trois fois.»

À 33 ans, Miller n’a plus la patience pour traverser une autre période de reconstruction. Il n’a pas cogné à la porte de l’équipe pour un changement d’air, mais il a clairement identifié son plan.

«Je n’ai pas exigé une transaction, mais j’ai dit aux dirigeants que je voulais voir la direction que prendra l’équipe avant de parler d’une possible prolongation de contrat, a-t-il mentionné. Nous n’obtiendrons pas une bonne réponse avant le mois de février ou mars. Si je ne vois pas d’amélioration, je vais considérer mes options.

«Si je peux devenir un actif intéressant pour les Sabres par la voie d’une transaction, je comprendrais leur choix. Ils pensent en fonction du futur.»

Une équipe sans directeur général

Sur le plan théorique, les Sabres n’ont pas remplacé Darcy Regier dans l’important siège de directeur général. Pat Lafontaine, le nouveau directeur des opérations hockey de l’équipe, a reçu comme mandat de trouver le successeur de Regier.

«Il s’agit d’une situation inusitée, mais je comprends la direction de vouloir prendre son temps afin d’engager la bonne personne», a rappelé Miller, qui deviendra joueur autonome sans compensation au mois de juillet.

Logiquement, les Sabres attendront l’arrivée du nouveau directeur général avant de régler le dossier Miller.

Un candidat pour Sotchi

Les Sabres connaissent une saison misérable avec seulement cinq victoires en 25 matchs. Très honnête, Miller n’a pas peur de dire que la fiche de l’équipe le désole.

«Tu veux être une équipe compétitive tous les ans. En ce moment, ce n’est vraiment pas le cas. Nous sommes très loin du portrait des séries dans l’Est. Tu ne veux pas vivre ça. Même quand tu manques les séries par un ou deux points, tu te sens très mal. Quand, tu te retrouves au mois de novembre et que tu as déjà plus de 10 points de retard, c’est assez triste.»

Miller pourrait fuir la réalité des Sabres pour deux semaines au mois de février. Acteur clé de la conquête de la médaille d’argent des États-Unis aux Jeux olympiques de Vancouver, le grand gardien de 6 pi 2 po fera partie des candidats pour Sotchi.

«J’aimerais vivre encore une fois l’expérience des JO, a souligné le gardien originaire du Michigan. Je dois bien jouer pour attirer l’attention des dirigeants.

«Il y a plusieurs bons candidats pour les trois postes de gardien avec l’équipe américaine. Mais, même si on se retrouvait dans une année sans JO, je voudrais offrir un aussi bon rendement.»

Les Américains auront le choix à la position cruciale de gardien avec les Jonathan Quick, Jimmy Howard, Ben Bishop, Craig Anderson, Cory Schneider et Miller. Du groupe, le gardien des Sabres est celui avec la plus grande expérience olympique.

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