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«Si je pense trop à mon contrat...» - Markov

Le 12 septembre 2013 à 16h53 | Journal de Montréal / Jean-François Chaumont

Au cours des dernières années, Andrei Markov a répondu à des tonnes de questions sur son genou droit. Libéré de ses démons par rapport à son état de santé, le défenseur russe fera maintenant face à une autre réalité, celle de sa situation contractuelle.
Markov a déjà tracé sa ligne de conduite. Il ne négociera certainement pas sur la place publique.
 
«Je ne consacre pas mes énergies à ma situation contractuelle, j’aime mieux me concentrer sur mon jeu, a affirmé Markov. Je garde la même attitude, je vois ça un match à la fois. Je ferai encore de mon mieux.»
 
«Si je pense trop à mon contrat, je perds ma concentration, a-t-il poursuivi. C’est pour cette raison que je préfère ne pas trop en parler. Mais, si les journalistes veulent en parler, je n’y peux rien. »
 
Le 23 juin 2011, Pierre Gauthier, le directeur général à cette époque, avait fait un pari avec Markov en lui octroyant un pacte de trois ans et 17,25 millions $, soit un salaire annuel de 5,75 millions $. La saison 2013-2014 sera la dernière année de cette entente.
 
À l’image des Brian Gionta, Alexei Emelin, Francis Bouillon, Raphael Diaz et Douglas Murray, Markov pourrait devenir joueur autonome sans compensation à partir du 1er juillet 2014.
 
Markov, qui n’a jamais endossé un autre uniforme que celui du CH dans la LNH, n’a pas encerclé cette date.
 
«Personne ne sait ce qui peut survenir demain, a-t-il répondu un brin philosophe. Alors, je ne veux pas regarder trop loin. Honnêtement, je crois que vous accordez plus d’importance que moi à ça.»
 
Encore de l’énergie 
 
À 34 ans, Markov n’a pas l’intention d’accrocher ses patins immédiatement. Interrogé à savoir s’il lui restait suffisamment d’essence dans son réservoir, le défenseur originaire de 

Voskresensk en Russie a détourné la question avec son sens de l’humour bien à lui.
 
«C’est une bonne question, a-t-il répondu avec un sourire en coin. Toi, crois-tu que tu peux travailler encore plus d’une saison dans le domaine des médias? Si oui, je dirais que c’est la même chose pour moi. Le hockey, c’est ma vie.
 
«J’aime encore mon sport et je me considère comme encore jeune.»
 
En uniforme pour les 48 rencontres du Tricolore l’an dernier et les cinq autres au premier tour des séries contre les Sénateurs, Markov ne devrait pas voir son rôle diminuer.
 
«Il a chassé ses démons l’an dernier avec son genou et il a prouvé qu’il pouvait tenir le coup pour une saison au complet, a mentionné Michel Therrien. On s’attend à revoir Andrei comme un leader au sein de notre équipe.»
 
«Andrei a montré un bon niveau de jeu la saison dernière, a ajouté l’entraîneur-chef. Il ne faut pas oublier que notre avantage numérique était l’une de nos forces et un gars comme Markov y jouait un rôle important. P.K. Subban a récolté beaucoup de points en supériorité numérique, mais quand il regardait à côté de lui, il profitait de la présence de Markov.»
 
Les yeux sur Sotchi
 
Après Turin et Vancouver, Markov visera une troisième participation aux Jeux olympiques. Avec la présentation des Jeux dans ses terres natales à Sotchi, en Russie, il voudra à tout prix revivre l’aventure.
 
«Il n’y a pas de doute qu’il s’agira d’un grand événement, a dit Markov. Tous les joueurs rêvent de représenter leur pays aux Jeux, pas juste les Russes. Mais, c’est vrai qu’il s’agira d’un moment unique puisque le tournoi se déroulera en Russie. »
 
À condition d’être rétabli de sa blessure au genou gauche, Alexei Emelin devrait accompagner Markov à Sotchi.

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