LNH

Un vote crucial

Le 26 novembre 2012 à 14h32 | Stéphane Cadorette, Journal de Québec

Après les recherches infructueuses d'acheteurs potentiels, des négociations houleuses, des votes, un référendum, des poursuites judiciaires et autres rebondissements dignes d'un film de série B, la saga sans fin des Coyotes de Phoenix pourrait enfin connaître un dénouement, tard mardi soir.

Le conseil municipal de Glendale doit tenir un vote sur l'entente renégociée cet automne entre la Ville et le propriétaire pressenti de l'équipe de la Ligue nationale de hockey, Greg Jamison.

En juin, ce dernier et la Ville de Glendale en étaient venus à un consensus après de longues semaines de pourparlers. Les élus municipaux avaient accepté en majorité d'approuver une entente faisant en sorte que Glendale allait devoir verser 324 millions $ sur 20 ans à Jamison à titre de gestionnaire du Jobing.com Arena.

L'entente renégociée récemment par le nouveau directeur général de la ville Horatio Skeete a réduit le fardeau à 320 millions $, avec des paiements moins élevés lors des premières années de l'entente.

Une conseillère va trancher

Trois conseillers se disent prêts à approuver la nouvelle entente. Deux autres ont mentionné qu'ils la rejetteraient. C'est donc dire que le poids de la décision revient à la conseillère du district de Barrel, Yvonne J. Knaack, qui s'est jusqu'ici montrée silencieuse quant à ses intentions.

D'ailleurs, lundi, celle qui détient la balance du pouvoir n'a pas retourné les appels du «Journal de Québec», ni une demande d'entrevue via courrier électronique.

Par le passé, celle-ci s'était prononcée en faveur de l'entente, mais la semaine dernière, lors d'une séance du conseil, elle a pris la parole pour demander à Skeete s'il recommanderait cette entente.

«À long terme ce serait bien, mais dans les circonstances actuelles où il faudrait couper 20 millions $ et 160 emplois, je ne peux pas recommander cela. On ne peut pas se le permettre», a répondu celui-là même qui a renégocié ladite entente, selon le quotidien The Arizona Republic.

Autres chapitres à venir?

Si Knaack approuve l'accord, elle passerait donc à quatre contre deux et tout laisse croire que Jamison pourrait procéder à l'achat tant attendu de l'équipe.

«Nous avons toujours pleinement l'intention d'acheter le club, mais nous attendons le résultat du vote. Nous bougerons ensuite aussi vite que possible», a mentionné à cet effet celui dont plusieurs observateurs doutent de la profondeur du portefeuille.

En contrepartie, si Mme Knaack rejette l'entente, le suffrage tomberait à trois contre trois et Jamison ne pourrait aller de l'avant.

La machine à rumeurs pour un déménagement vers Québec, Seattle ou ailleurs pourrait alors s'enclencher de plus belle.

Nouveaux conseillers

Et même si l'entente est approuvée, rien n'assure que le feuilleton en soit à son dernier soubresaut. D'autres contestations populaires pourraient suivre, sans compter la perpétuelle menace de l'Institut Goldwater.

Autre facteur loufoque dans cette affaire, les conseillers élus dans la dernière élection municipale du 6 novembre n'ont pas leur mot à dire puisqu'ils n'entrent en fonction que le 15 janvier. Ce sont donc dans certains cas des conseillers sortants qui dicteront la tournure des événements pour les 20 prochaines années.

Tout indique que la plupart des nouveaux élus, dont le maire Jerry Weirs, ne sont pas en faveur de l'entente actuelle.

Le conseil municipal est en cours.

Commentaires :