Hockey
Plusieurs inquiétudes soulevées
Le 31 octobre 2012 à 17h59 | TVA Sports
Le reportage de la chaîne TVA Sports au sujet de l'Association des joueurs de la Ligue canadienne de hockey (AJLCH) et ses mystérieux dirigeants ne cesse de faire réagir le monde du hockey.
Le commissaire de la Ligue junior majeure du Québec Gilles Courteau a lui-même manifesté ses inquiétudes sur le plateau de l'émission «Le Premier trio», à TVA Sports.
«Lorsqu'on voit des choses comme celles-là, ça démontre l'importance qu'on met sur la sécurité des joueurs en plus de nous assurer qu'ils rencontrent les bonnes personnes», a dit M. Courteau, visiblement dépassé.
Selon les informations obtenues par la chaîne TVA Sports, plusieurs joueurs ont dû s'entretenir avec des représentants de l'AJLCH qui ne divulguaient qu'une seule partie de leur nom et dont les interventions manquaient de transparence. M. Courteau a confirmé avoir eu vent de détails identiques, ajoutant que ces représentants pouvaient téléphoner aussi tard que minuit pour convaincre les jeunes, dans leur famille de pension.
«Nos joueurs ont eu à rencontrer plusieurs représentants de l'AJLCH qui ne s'identifiaient que par un prénom et qui ne révélaient pas de nom de famille, a-t-il raconté.
«Nous avons eu raison dans les démarches que nous avons entreprises depuis le début. Avant de planifier une rencontre avec l'Association des joueurs ou acquiescer à leurs demandes, on voulait connaître les structures et les sources du financement.»
Un seul représentant connu
Selon le commissaire, celles-ci demeurent inconnues. De plus, le fait qu'une seule personne soit associée au syndicat controversé soulève de sérieux doutes.
«La personne la plus visible publiquement est Georges Laraque. Pour le reste, ce sont des gens qui ne sont pas connus. Les joueurs ont eu la même impression lorsqu'ils ont dû les rencontrer.»
Entretemps, la LHJMQ a ouvert une enquête afin d'obtenir les renseignements fondamentaux en ce qui concerne la direction du syndicat, présumément Derek Clarke, qu'elle n'est pas parvenue à démasquer depuis le début de ses opérations.
«Pour nous, il est important que le travail de l'enquêteur puisse répondre [à nos interrogations], a insisté M. Courteau. Les joueurs de 16 à 20 ans sont notre responsabilité. C'est à nous d'en prendre soin dans les maisons d'accueils où ils logent. À minuit, ils se font déranger par des membres de cette association.
Phoenix : Thibault déconcerté
Pendant que tout le circuit Courteau tente d'en savoir plus au sujet du syndicat, l'une de ses équipes en fait déjà partie.
Le copropriétaire du Phoenix de Sherbrooke Jocelyn Thibault a confirmé à TVA Sports que ses joueurs avaient pour leur part rempli un formulaire d'adhésion pour devenir membres de ce syndicat.
«On a été très surpris. Depuis le début, on s'efforce d'être une organisation de premier plan. On traite nos joueurs aux "p'tits oignons", comme des professionnels, a déploré Thibault. C'est vraiment une onde de choc ce qu'on a appris mercredi et je suis très préoccupé de la sécurité des joueurs.
«La situation n'est pas facile à l'interne. Les joueurs sont tendus et ce n'est pas évident», a ajouté Thibault, qui veut obtenir des précisions sur le mandat du syndicat.
Par ailleurs, contrairement à ce que l'AJLCH a laissé entendre, Shawinigan n'est pas du nombre. Lors d'une rencontre avec leur directeur général Martin Mondou, les joueurs des Cataractes de Shawinigan auraient assuré qu'ils n'ont pas signé de formulaire d'adhésion.
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