Hockey
Stastny y croit fermement
Le 1 mai 2012 à 3h54 | Richard Boutin, Agence QMI
Même si certains médias à Phoenix soutiennent que les Coyotes évolueront encore dans le désert la saison prochaine, Peter Stastny demeure convaincu que les amateurs de Québec pourront de nouveau applaudir une équipe de la LNH.
«Malgré tout ce qu'on entend, tout est encore possible pour la prochaine saison, mais je demeure persuadé que la prochaine équipe qui déménagera se retrouvera à Québec, même si cela prend deux ou trois ans, a-t-il affirmé. Il y a aussi les possibilités d'expansion. C'est possible que les succès des Coyotes représentent un avantage pour que l'équipe demeure à Phoenix.
«J'espère toujours que ce soit Phoenix qui déménagera à Québec, parce que cette équipe connaît du succès dans les séries éliminatoires, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver, poursuit le plus grand joueur de l'histoire des Nordiques. Il y a beaucoup de bruit à Phoenix actuellement concernant l'achat possible des Coyotes par Greg Jamison, mais c'était la même chose il n'y a pas si longtemps avec un homme d'affaires de Chicago.»
Identité
Stastny estime que le retour de la LNH serait bénéfique pour tout le monde. «La rivalité Québec-Montréal manque à tout le monde. La LNH permettrait aussi à Québec d'obtenir une visibilité mondiale. Les Nordiques représentaient les francophones de partout au monde et amenaient les jeunes ensemble.
«Avec le départ des Nordiques, les citoyens de Québec ont perdu une partie de leur identité et un morceau de leur cœur, a ajouté Stastny. Je me souviendrai toujours de l'accueil que nous avions reçu après que j'eus eu la chance de marquer le but vainqueur en prolongation du septième match en 1985 pour éliminer le Canadien. Il faisait froid, nous étions rentrés à 4 h du matin et on retrouvait des milliers de personnes. Les gens étaient stationnés en triple jusqu'au boulevard Hamel. Cela signifiait l'importance du hockey pour les gens de Québec.»
Stastny a éclaté de rire lorsqu'on lui a rappelé que le 25e anniversaire du but refusé à Alain Côté a été souligné samedi. «Le but était bon», a-t-il lancé.
Débarqué à Québec dimanche après-midi pour son travail, Peter a trouvé le temps de casser la croûte avec son frère aîné, Marian, et sa femme en soirée.
«Un grand suspense»
La publication de «Les Stastny, le coup de génie de Gilles Léger» de l'auteur Robert Laflamme a rappelé des souvenirs impérissables à Peter.
«Ce fut la décision la plus importante et la plus difficile de ma vie de quitter mon pays, mais ce fut aussi la meilleure, a exprimé l'ancienne vedette des Bleus. Tant sur les plans professionnel, familial que personnel, ç'a été 10 années extraordinaires. Nous avons été acceptés dès notre première journée à Québec.»
Les Nordiques ont réussi un coup d'éclat en soutirant les frères Peter et Anton au régime communiste à l'été 1980. «Il n'y avait pas de retour possible, a-t-il débité, à moins d'accepter une peine de 24 mois de prison pour avoir quitté illégalement mon pays. Il n'y avait pas de garantie de succès et j'ai relâché seulement lorsque l'avion a décollé d'Amsterdam. Pour la première fois, j'ai vraiment senti que nous étions en sécurité.»
«La protection a été extraordinaire, mais on s'est retrouvés dans un véritable film de James Bond, de poursuivre le député de Bratislava du parlement européen. Comme James Bond qui se retrouvait en territoire soviétique, nous étions toujours en danger et vivions un grand suspense. Je savais que le KGB était prêt à tout pour nous empêcher de partir. Leur imagination est sans limite.»
Stastny se souvient de quelques épisodes à Vienne qui l'ont marqué. «On nous réveillait aux 30 minutes parce que l'ambassade tchèque nous suivait. Ils n'hésitaient pas à prendre des sens uniques à l'envers pour tenter de nous arrêter. Je n'oublierai jamais ces moments.»
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