Hockey

Tout est réglé pour les blessures

Le 13 juillet 2012 à 11h44 | Stéphane Cadorette, Journal de Québec

Les blessures incessantes qui ont miné la carrière de Simon Gagné au cours des dernières saisons sont l'oeuvre d'innombrables batailles pour la rondelle sur la glace, mais c'est pourtant «une bonne grosse balle de tennis» que les médecins ont dû lui retirer du cou tout juste après la finale de la Coupe Stanley, remportée par les Kings de Los Angeles.

Croyant avoir été une nouvelle fois victime d'une satanée commotion cérébrale le 26 décembre, Gagné a été tenu à l'écart jusqu'à la finale.

Les médecins savaient dès lors que ses problèmes de santé résultaient plutôt d'une importante masse retrouvée dans la partie supérieure de son cou.

Le numéro 12 des Kings a profité de son tournoi annuel au profit de Leucan au golf de la Faune, pour révéler qu'il est passé sous le bistouri, le 18 juin, à Los Angeles. Et surtout, qu'il se sent diablement mieux!

«Il n'arrive rien pour rien et ma blessure m'a permis de rencontrer les meilleurs médecins au monde à Los Angeles. On a peut-être tout réglé mes problèmes, qui m'ont dérangé lors des deux ou trois dernières années. Ça m'a causé du tort, mais là, tout est réglé», a-t-il lancé.

Deux à trois ans de douleur

Gagné a remarqué la présence d'une bosse dans son cou il y a au moins deux ou trois ans. Sauf que les médecins, que ce soit au départ à Philadelphie ou par la suite à Tampa Bay, refusaient de s'attaquer à la «bonne grosse balle de tennis gélatineuse» dont on l'a finalement délivré il y a trois semaines.

À Los Angeles, Gagné a profité de son repos forcé de cinq mois pour se soumettre à une panoplie de tests.

«Tous les médecins que j'ai rencontrés avant disaient qu'il n'était pas question de toucher à ça. On me disait qu'il s'agissait de tissus qui s'étaient construits là, probablement en raison de coups ou de commotions.

«Pendant deux ans, je prenais des médicaments pour enlever cette douleur-là. Je me levais le matin et c'était douloureux et raide comme un torticolis tous les jours. À un moment donné, c'est de l'accumulation, c'est trop», a-t-il confié.

D'attaque pour la saison

L'ailier gauche originaire de l'arrondissement de Sainte-Foy à Québec a raté un total de 91 matchs lors des trois dernières campagnes, se faisant inévitablement plus discret avec des récoltes de 17, 40 et 40 points.

Le mal qui l'a affligé, même dans les rencontres auxquelles il a été en mesure de prendre part, explique sa baisse de régime, selon lui.

«Quand ça fait deux ans à 365 jours par année que tu te réveilles avec de la douleur, de la douleur et de la douleur, c'est fatigant. Au niveau de l'énergie, ça devenait plus dur. Je ne veux rien garantir, mais je pense que cette opération-là va m'aider beaucoup à prolonger ma carrière.»

«On a enfin réalisé que c'était opérable pour avoir une guérison à 100 % et ne plus avoir de problème par la suite. Ça fait déjà trois semaines et c'est comme si je ne m'étais jamais fait opérer. Je me sens vraiment bien et au bout de ça, on a une coupe Stanley, alors c'est numéro un!»

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