Patrick Roy  

Patrick Roy

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Hockey

Trop de pouvoir pour Roy

Le 2 juin 2012 à 4h50 | Albert Ladouceur, Agence QMI

Patrick Roy ne deviendra pas le prochain entraîneur du Tricolore malgré l'engouement qu'il soulevait auprès des partisans de l'équipe et de nombreux Québécois, comme le révélaient des sondages et des intervenants sur les tribunes téléphoniques de Montréal.

Je n'évoquerai pas ici prétentieusement une information coulée dans le béton, car tout peut changer rapidement dans un dossier crucial pour l'avenir de l'équipe.

Mais la personne m'ayant fourni ces renseignements a été bien informée dans les dernières semaines. Elle se disait notamment au fait de l'embauche de Bob Hartley par Calgary, alors qu'on le voyait déjà à Montréal.

Les services de Roy ne seront pas retenus, car il se montrait trop exigeant. Marc Bergevin, le nouveau directeur général, ne pouvait céder à ses demandes sans affaiblir son pouvoir décisionnel.

Roy voulait, selon notre interlocuteur, un droit de veto sur les transactions réalisées par le dg, ce qui lui conférait le pouvoir d'avorter une transaction concoctée par Bergevin. Il tenait également à être consulté pour les sélections au repêchage.

Bergevin a prévenu le propriétaire Geoff Molson qu'il ne pouvait travailler avec un entraîneur dans ces conditions. La décision finale doit lui revenir, ce qui ne se veut rien d'autre que la logique.

Copropriétaire, directeur général et entraîneur des Remparts ne ressentant pas le besoin de graduer dans la LNH, Roy peut se permettre de poser ses conditions, aussi radicales soient-elles. Sa vie et son boulot lui plaisent dans la capitale. Il l'a maintes fois répété dans les dernières semaines.

Roy aurait de plus été approché par deux autres organisations.

Un country club

Jusqu'à maintenant depuis sa nomination, Bergevin s'est tourné vers des hommes de hockey de son entourage qu'il a connus au fil de sa carrière. Ça ressemble à la construction d'un country club chez les Canadiens.

Les affinités naturelles ne semblent pas exister entre lui et Roy. Je ne vois pas de liens également entre Roy, Rick Dudley et Scott Mellanby. Ces deux derniers sont-ils bien informés de la réalité très différente d'un marché de hockey comme Montréal? Laissons la chance au coureur, mais je me questionne sur leur intérêt naturel à franciser, dans la limite du raisonnable, le personnel de joueurs des Canadiens.

Bergevin nommera un entraîneur francophone ou à tout le moins bilingue. Il ne commettra pas l'erreur commise par Pierre Gauthier et Geoff Molson l'en empêcherait, cette fois-ci.

Les deux principaux dirigeants parleront les deux langues, une obligation au Québec qui, doit-on l'avouer, peut priver l'organisation de très bons hommes de hockey. Imaginons un instant si l'unilingue Mike Babcock, des Red Wings de Detroit, était actuellement disponible.

Les noms qui reviendront le plus souvent dans les prochains jours resteront ceux de Marc Crawford et Michel Therrien. Le premier suit, dit-on, des cours de français. À ce chapitre, Crawford a accompli du bon boulot lors de son séjour à la barre des Nordiques. Il pouvait fort bien discuter en français et répondre aux questions dans cette langue.

Lidstrom, un joyau

La LNH et les Red Wings de Detroit perdent un défenseur en Nicklas Lidstrom, qui prendra sa place dans l'histoire parmi les plus grands qui ont évolué à cette position. Lidstrom laisse sur la table 6 millions $, la troisième année de son contrat. En 20 saisons, il a remporté la coupe Stanley à quatre reprises et le trophée Norris en sept occasions.

Les Wings ne combleront pas ce départ avec une recrue. Il ne faudrait pas s'étonner qu'ils courtisent Ryan Suter, des Predators, qui deviendra joueur autonome sans restriction s'il ne s'entend pas avec Nashville. Le dg David Poile devrait même envisager de tenter d'échanger les droits de son arrière aux Wings s'il constate qu'il ne pourra satisfaire les demandes de Suter.

Ailleurs dans la LNH

Propriétaire des Flyers de Philadelphie, Ed Snider avait exigé de ses hommes de hockey qu'ils échangent Mike Richards et Jeff Carter, car il estimait son équipe incapable de gagner la coupe avec ces deux attaquants. Ils la remporteront fort probablement avec les Kings de Los Angeles.

«Je ne suis pas amer du tout et je leur souhaite de réaliser cette conquête. Je demeure un partisan de ces deux joueurs», a affirmé Snider à une agence de presse. Et si les Devils gagnaient la coupe, il se consolerait à l'idée d'avoir vu son équipe s'incliner devant les champions.

À Washington, le gardien Tomas Vokoun ne figure plus dans les plans. Il a échoué chez les Capitals. Braden Holtby bataillera pour conserver son poste de numéro 1 avec Michal Neuvirth.

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