Hockey

Un lock-out stratégique, selon Darche

Le 5 septembre 2012 à 18h48 | TVA Sports

Les joueurs le disent depuis le début : ils seraient prêts à commencer la prochaine saison même sans convention collective.

Pourtant, le commissaire de la LNH, Gary Bettman, semble déterminé à décréter un lock-out. Après l'agent de joueurs Allan Walsh, c'est au tour de Mathieu Darche d'émettre la théorie d'un arrêt de travail stratégique.

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«On commence un peu à sentir que c'est sa stratégie, a déclaré Darche sur les ondes de la chaîne TVA Sports, mercredi. Normalement, une grève ou un lock-out est le dernier recours, mais avec la partie patronale, on sent que c'est la stratégie initiale.

«La rencontre du 13 septembre prochain pour demander aux propriétaires s'ils sont d'accord avec un lock-out est planifiée depuis longtemps. Les joueurs se rencontreront aussi cette date-là.»

L'aide aux équipes, source de dissensions

En ce qui a trait à l'interruption des négociations d'un nouveau contrat de travail, l'ancien joueur des Canadiens de Montréal, très impliqué dans les pourparlers, a mis le doigt sur le problème le plus important.

«La Ligue est intransigeante parce qu'elle veut aider les équipes en difficulté, mais estime que 100% de l'aide doit venir de la part des joueurs. Dans notre proposition, le partage des revenus entre les équipes riches et moins bien nanties est important. C'est là que ça accroche.»

Une autre des grandes parties du conflit est la définition exacte de ce que sont les revenus. Darche rapporte que la LNH et l'Association des joueurs ne sont pas sur la même longueur d'ondes à ce sujet.

«Où divise-t-on? Qu'est-ce qui est revenus hockey ou non? s'est-il interrogé. Il y a des mensonges dans les rapports de revenus de certaines équipes et c'est dur de leur faire confiance quand tu te fais avoir une fois. Des équipes sont honnêtes, d'autres moins.»

La LNH et les propriétaires difficiles à suivre

Darche constate également qu'il y a des incohérences dans le comportement de la LNH et des propriétaires, surtout en comparant avec l'entente de travail qui avait été conclue au terme du lock-out de la saison 2004-2005.

«Le système actuel, c'est eux qui l'ont instauré après 2004-2005. Et ils ne sont pas contents encore, même si la Ligue va bien. Si elle va si bien, pourquoi n'aurait-on pas le droit de se retourner et de demander des hausses de 20%?», a-t-il illustré en faisant référence à la demande patronale de baisser la part des revenus des joueurs à 46%.

«Il n'y a pas un prix de billet qui a baissé depuis 2004. Et pourquoi fait-on signer des contrats de 14 ans comme celui de Shea Weber (avec les Predators de Nashville) quand on veut limiter les ententes à des durées de cinq ans?»

Le représentant estime que les joueurs ne sont pas «trop gourmands» et que leurs concessions sont déjà bien suffisantes.

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