Hockey

Un «mauvais sort» jeté à l'amphithéâtre de Québec?

Le 30 avril 2013 à 9h15 | TVA Sports / Nicolas Lachance

Un travailleur de la construction risque de se faire quelques ennemis chez les amateurs de hockey à Québec.

Éric Rivest a publié une vidéo de lui lançant une rondelle du Canadien de Montréal dans les fondations du futur amphithéâtre de Québec, en disant «et voilà, les Nordiques, on vous a dans la tête!».

Ce n'est pas la première fois qu'une situation du genre se produit. En 2008, lors de la construction du nouveau Yankee Stadium, un employé avait placé un chandail des Red Sox - les grands ennemis des New-Yorkais - dans le béton, lors de son unique journée de travail sur le chantier.

Mais ce chandail ne pourra finalement pas «porter malchance» aux Yankees, puisque des ouvriers ont travaillé pendant environ cinq heures et on creusé un trou d'un peu moins d'un mètre pour le retirer du béton... et le renvoyer dans la région de Boston.

Est-ce que les gens de Québec voudront eux aussi partir à la recherche de cette rondelle?

La vidéo se trouve ci-bas:

 

Le principal intéressé ne s’attendait pas à ce que son geste crée un si gros scandale, d’autant plus qu’il se dit un partisan des Nordiques de Québec depuis toujours. «J’ai fait ça pour être au-dessus du Canadien», a-t-il affirmé, indiquant à CHOI n’avoir rien à dire à ses détracteurs.

Réactions

Cet épisode n’est pas sans rappeler la rivalité Québec-Montréal. D’ailleurs, l’ancien ailier gauche des Nordiques entre 1980 et 1989, Alain Côté, a tourné l’histoire à la blague. «C’est sans doute la rondelle de mon but, ils ont voulu éliminer les preuves, a-t-il lancé. Je pense que ce gars-là veut plutôt vraiment le retour des Nordiques.»

Le maire Régis Labeaume a lui aussi pris cette histoire avec un grain de sel. «Pas sûr que Pierre Karl (Péladeau) va aimer ça (…) Écoutez, c’est un gars qui a voulu rigoler», a-t-il souligné. En blague, le maire a affirmé qu’il irait lui-même la retirer du pieu avec une pelle mécanique.

Néanmoins, le tollé qu’a provoqué la nouvelle a notamment fait réagir l’entreprise Québecor. «Peu importe les gestes anecdotiques que pourront poser certains individus tout au long de la construction, cet amphithéâtre est celui des gens de Québec et c’est eux qui décideront à qui iront leurs applaudissements et leur attachement», a fait savoir Martin Tremblay, vice-président affaires publiques chez Québecor.

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