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Errol McGihon/©Agence QMI

Sénateurs

Ottawa contre Sainte-Flanelle

Le 31 janvier 2013 à 16h26 | Michel Langevin

Cette semaine en est une particulière pour les Sénateurs d'Ottawa, qui doivent se mesurer deux fois aux Canadiens de Montréal.

Ça doit faire jaser dans les chaumières et provoquer quelques paris amicaux très intéressants.

Il faut connaître la région de la capitale fédérale pour être en mesure de bien répertorier les partisans sur le territoire. Du centre-ville d'Ottawa jusqu'à l'extrême ouest où se situe la Place Banque Scotia, c'est très anglophone, donc très partisan des Sénateurs.

Pour le reste, l'Est ontarien, les anciennes villes de Gloucester et d’Orléans, l'Outaouais «québécois», je dirais que c'est partagé, mais à l'avantage des Canadiens. Et c'est normal...

Les Sénateurs n'ont que 20 ans d'existence et réussissent à gagner l'appui des plus jeunes amateurs de hockey, ceux qui n'ont pas connu les meilleures années du CH.

Mais comment réussir à faire chavirer le cœur des gens de plus de 40 ans qui ont vécu les années glorieuses de la Sainte-Flanelle? Cette génération de partisans respecte les Sénateurs, mais adore les Canadiens. Elle relate depuis 20 ans ses souvenirs des conquêtes de la coupe Stanley, se rappelle de Jean Béliveau, de Guy Lafleur et des autres grandes vedettes qui ont marqué l'histoire vieille de plus de 100 ans du CH.

À la conquête de partisans

Les Sénateurs ont offert 10 ans de construction et de misère à leurs supporters dès leur retour dans la LNH avant d'atteindre un niveau de respectabilité suffisant pour passer en mode conquête de partisans. 

Et à tous ceux qui seraient tentés de me dire que l'équipe n'a jamais rien fait pour se rapprocher de sa clientèle québécoise, je réponds : mensonge. L'équipe a mis en place de nombreuses stratégies, mais les gens de l'Outaouais n'ont pas répondu!

Parce que la génération dont je vous parlais plus haut, celle qui détient le pouvoir dans les entreprises, celle qui est plus riche, n'a pas voulu jusqu'à ce jour encourager une équipe qui se trouve dans une autre province et qui fait opposition à son équipe favorite : les Canadiens de Montréal. Et ces gens en ont parfaitement le droit.

C'est pour ces raisons que lorsque les Sénateurs reçoivent le CH, les gradins sont tapissés de bleu-blanc-rouge.

Ottawa demeure un marché fragile, (j'y reviendrai). Il est primordial que l’équipe soit compétitive à chaque saison, et admettons que quelques victoires contre le CH, ce n'est jamais mauvais pour mieux se vendre dans un marché plus modeste…

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