Navratilova revient à Montréal
Le 19 juin 2012 à 12h19 | Jessica Lapinski, Agence QMI
Rares sont les personnes mieux placées que Martina Navratilova pour apprécier la façon spectaculaire dont le tennis a gagné en popularité au Canada, en 30 ans.
La légende du tennis féminin se souvient avoir remporté l'un de ses 167 titres en simple à Montréal, en 1980, dans un stade minuscule et devant une poignée de spectateurs.
«Aujourd'hui, il y a plus d'amateurs dans les estrades pour les entraînements des joueurs qu'il y en avait lors de cette finale», a-t-elle souligné en conférence téléphonique, mardi.
«Il faut du temps pour établir la notoriété d'un sport. À l'époque, le tennis au Canada en était à ses débuts. Voyez où nous sommes maintenant! C'est le premier événement sportif au Canada. Bravo à Tennis Canada.»
La joueuse américaine d'origine tchécoslovaque sera de retour à Montréal cet été pour la soirée des légendes de la Coupe Rogers. L'événement qui se tiendra le lundi 6 août mettra aussi en vedette Andre Agassi, Jim Courier et Martina Hingis.
Navratilova se réjouit de revenir dans une ville où elle a toujours été l'une des figures populaires du tennis.
«Au Canada, la foule a toujours été bonne pour moi, particulièrement à Montréal», se souvient celle qui a gagné le volet en simple du tournoi disputé au pays quatre fois en huit participations.
Plus de reconnaissance
Navratilova affirme ne rien regretter de sa carrière qui s'est échelonnée sur quatre décennies. Toutefois, elle envie la reconnaissance qu'obtiennent les athlètes actuellement.
«Aujourd‘hui, les joueurs ont leur pays derrière eux. Novak Djokovic gagne Wimbledon et il y a une parade en son honneur en Serbie. À l'époque où je représentais la Tchécoslovaquie, les amateurs de tennis devaient écouter des postes de radio européens afin d'obtenir les résultats».
Bien sûr, elle aurait aimé évoluer dans le tennis d'aujourd'hui. Les bourses mirobolantes - si on les compare à celles des années 1970 et 1980 - lui font particulièrement envie. Mais il y a plus encore...
«Tout a changé. J'aime que le tennis soit beaucoup plus international, j'aime la variété des pays représentés. Les joueuses obtiennent plus d'attention, elles logent dans de meilleurs hôtels. Qui ne voudrait pas ça?»
Le jeu de Navratilova, axé sur la tactique service-volée, est désormais révolu. La grande joueuse peine à se trouver des émules dans le tennis actuel.
«Peut-être que Justine Henin ou Amélie Mauresmo étaient celles qui avaient un jeu ressemblant au mien. Sinon, il y a Petra Kvitova qui monte souvent au filet. Mais les joueuses ne pratiquent plus le service-volée, même sur gazon. Je trouve ça dommage.»
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