Impact

«J’ai pensé à retourner en Europe» - Bernier

Le 27 juillet 2012 à 8h14 | TVA Sports

Après avoir longtemps encaissé le choc sans broncher, Patrice Bernier sort finalement de son mutisme.

L'Impact accueille les Red Bulls de New York samedi à 19h30 sur les ondes de TVA Sports

À LIRE AUSSI : Di Vaio suspendu? | La ligne défensive retrouve de son aplomb

Le joueur de l'Impact a confié à la chaîne TVA Sports être passé par toute la gamme des émotions cette saison. Après la joie entourant son retour au bercail, ses premiers mois à Montréal ont été pour le moins éprouvants.

Exclu du onze partant à répétition, Bernier a vécu difficilement la situation. Surtout qu'il n'avait jamais connu pareil sort depuis le début de sa carrière. Il a même songé à quitter l'équipe.

«C'est le moment le plus bizarre et difficile de ma carrière, sachant que je revenais pour jouer, a-t-il avoué avec honnêteté. On se dit au départ que les choix de l'entraîneur sont logiques. Mais quand ça a commencé à durer plus longtemps que prévu, j'ai commencé à penser à retourner en Europe parce que ce n'est pas pour ça que je suis revenu. Passer six ou sept matchs sans jouer, ça ne m'était jamais arrivé ailleurs.»

Bernier ne regrette cependant pas être resté.

«Des fois, il y a un mal pour un bien. Présentement, ça va bien, je n'ai pas à me plaindre. Ça fait partie du sport, les hauts et les bas. Il faut juste s'ajuster», a-t-il indiqué avec sa sagesse caractéristique.

Plus qu'un joueur

Son père, son plus fidèle partisan, a lui aussi trouvé ces moments pénibles.

«J'ai été très déçu à tous les points de vue, a reconnu Jean Bernier. Ce qui m'a le plus déçu, c'est tout le vacarme qu'on a fait pour la venue de Patrice et qu'on ne l'utilise pas. Je ne l'ai pas pris du tout. Si c'était quelqu'un d'autre, il serait parti.»

Mais le fait qu'il est demeuré avec l'Impact a «montré le caractère de Patrice», selon lui.

«Cela a montré aux dirigeants et au public qu'il est plus qu'un joueur de soccer. Ce n'est pas seulement un sportif, c'est une personnalité sportive. Je suis très fier et très content quand j'entends les commentaires des gens. Ça me va droit au cœur.»

Comme son fils, Jean Bernier a maintenant tourné la page. «Il y a un côté positif à toute chose. J'étais très déçu, mais aujourd'hui, ça va mieux.»

Même s'il se réjouit de pouvoir voir Patrice à l'œuvre plus souvent, Jean Bernier croit qu'«il aurait été préférable pour lui de rester encore un an ou deux là-bas au point de vue de l'apprentissage du soccer».

«Mais compte tenu des circonstances et de la façon que l'Impact a géré le dossier pour l'avoir, c'était une très bonne chose. D'autant plus que depuis huit ou neuf matchs, on reconnaît le Patrice que l'on aurait dû reconnaître au début», a avancé Jean Bernier, qui a lui-même joué dans une ligue semi-professionnelle dans les années 1970.

«En tant que Québécois, j'aurais été déçu s'il n'y avait pas eu quelqu'un de la maison dans une équipe qui monte finalement dans le plus haut calibre en Amérique du Nord», a mentionné le principal intéressé, l'un des deux seuls produits locaux de l'Impact avec Karl W. Ouimette.

En plus d'amener un côté francophone à la formation d'expansion de la MLS, Bernier excelle sur le terrain. Il mène les siens pour les buts (6) et les passes décisives (5).


Commentaires :