Soccer
Pluie de pénalités
Le 4 juillet 2012 à 15h55 | TVA Sports et Agence QMI
À défaut d'un orage, les spectateurs présents au Stade Saputo mercredi soir ont eu droit à un déluge... de tirs de pénalité.
Après une première demie encourageante, l'Impact a péché par indiscipline. Le Sporting le lui a fait payer chèrement avec deux buts sur des tirs de pénalité pour se sauver avec une victoire de 3-1.
Il a ainsi vengé le revers de 2-0 qu'il a subi contre la troupe de Jesse Marsch le 5 mai, cette fois à Kansas City.
Après les hostilités, Marsch et Davy Arnaud se sont retenus pour ne pas critiquer ouvertement le travail des arbitres, mais on sentait leur frustration. Les décisions des officiels ont été très contestées tout au long de la soirée.
«Vous avez vu ce qui s'est passé ce soir. J'ai beaucoup de compassion pour ce que vivent mes gars actuellement, a indiqué l'entraîneur-chef. Ça fait très mal présentement.»
«J'ai vu des hommes abattus dans le vestiaire, car ils ont donné beaucoup ce soir pour mettre de la pression et prendre l'avance. Je leur ai dit que si nous jouons comme ça tous les soirs, nous allons gagner beaucoup de matchs.»
«C'est extrêmement frustrant, a commenté de son côté Arnaud. Le Sporting est une excellente équipe, une des meilleures de la ligue. De la façon dont le Sporting a joué ce soir, il méritait mieux. C'est frustrant que les joueurs n'aient pas pu décider de l'issue de ce match. C'est le plus décevant pour moi et pour les deux équipes.»
Bernier fait sentir sa présence
L'unique moment de réjouissance des partisans de l'Impact est survenu à la 49e minute quand le favori local Patrice Bernier a ouvert la marque. Seul devant le filet adverse, le milieu de terrain québécois a sauté sur un retour de tir pour sa quatrième réalisation en MLS.
C'est de cette façon que Bernier a souligné son retour dans la formation montréalaise, lui qui a raté la dernière rencontre en raison d'une suspension.
Mais la réplique des visiteurs n'a pas tardé. À peine huit minutes plus tard, à la 57e, Kei Kamara a créé l'égalité sur un tir de pénalité causé par une faute de main controversée de Bernier dans la surface de réparation. Sa frappe a déjoué le gardien Donovan Ricketts dans la lucarne.
Les malheurs de l'Impact se sont poursuivis par la suite. Un autre tir de pénalité a été à l'origine du deuxième but du Sporting, l'oeuvre de Graham Zusi à la 75e. Le coupable a cette fois été le capitaine, Arnaud, auteur d'une faute dans la zone de réparation.
Et à huit minutes de la fin du temps réglementaire, Jacob Peterson a porté le coup de grâce à l'Impact.
Cette troisième défaite d'affilée coûtera plus que trois points aux Québécois. Arnaud et Felipe ont reçu chacun leur cinquième carton jaune de l'année, ce qui leur fera manquer le match de dimanche contre le Crew de Colombus, encore au Stade Saputo.
Di Vaio de mieux en mieux
De son côté, Marco Di Vaio a connu ses meilleurs moments dans l'uniforme blanc et bleu. L'attaquant italien est souvent passé près d'inscrire son premier but avec sa nouvelle équipe, mais sans succès.
Toujours à la limite du hors-jeu, il a d'ailleurs vu un de ses tirs toucher le fond du filet à la 30e minute, mais le but lui a été refusé pour avoir devancé les défenseurs ennemis.
Di Vaio a aussi démontré ses talents de passeur. Il a notamment permis à Felipe de tester la vigilance du gardien Jimmy Nielsen, mais sans résultat.
Il a quitté la pelouse sous les applaudissements de la foule à la faveur de Sanna Nyassi à la 71e minute.
«C'est un très bon joueur, a observé son coéquipier Eduardo Sebrango. On a pu le voir dès le début. Il est super à voir jouer. Dès que nous prenons le ballon, il se place au bon endroit très rapidement. Il a été très bon. C'est dommage qu'il n'ait pas marqué, il aurait pu en mettre deux.»
Nesta près d'une entente
Par ailleurs, le défenseur italien Alessandro Nesta, dont l'entente avec l'Impact devrait être confirmée sous peu, a assisté à la rencontre en compagnie du directeur sportif du club, Nick De Santis et de son président, Joey Saputo.
Sa présence a attiré de nombreux amateurs à la mi-temps, venus lui souhaiter la bienvenue.
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