Sports d'été
Des Jeux impeccables, selon Marcel Aubut
Le 11 août 2012 à 14h10 | Chris Stevenson, Agence QMI
Alors que les Jeux de Londres s'achèvent, l'Agence QMI a eu l'opportunité de discuter avec le président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, afin de recueillir ses impressions sur les Jeux et sur les performances des athlètes canadiens.
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1. QMI : Comment vous rappellerez-vous de ces Jeux en termes d'organisation?
Marcel Aubut : C'est une question difficile parce que ce sont mes 11es Jeux et que je ne sais lesquels je placerais au premier rang. Je suis très près de mettre Londres en première position. Ce sera probablement ma conclusion dimanche soir, après les cérémonies de fermeture. Je crois qu'ils ont accompli un vrai miracle ici. Imaginez, Londres est l'une des villes plus congestionnées au monde. Et soudainement, on y ajoute les Jeux olympiques, le plus gros événement sur la planète.
En quelques jours, la ville a réussi à s'adapter sans changement majeur. Je ne sais pas comment ils y sont arrivés. C'était absolument impeccable. Je les compare aux Jeux d'hiver de Vancouver, mais les Jeux d'été sont tellement plus gros. Je donnerais aux Jeux de Londres une excellente note.
L'accueil était proche de la perfection. En tout, 271 athlètes canadiens ont participé et personne ne s'est plaint. Aucune plainte non plus du personnel accompagnateur. Aucune plainte. Je ne me rappelle pas avoir vécu une telle situation auparavant.
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2. QMI : Et comment vous rappellerez-vous de la performance canadienne à Londres?
Aubut : Ce sera un excellent souvenir. Ç'a aidé d'être accueilli de cette façon. Deuxièmement, j'ai vu les athlètes canadiens se préparer. Je les ai vus performer. Je les ai vus donner tout ce qu'ils avaient pour gagner. Nous devons être très fiers de cette équipe.
Il arrive souvent qu'il y ait des frustrations au sein de l'équipe, mais pas cette fois. Probablement en raison du travail du chef de mission (Mark Tewskbury) et de son adjointe (Sylvie Bernier). Ils avaient de l'expérience et du leadership. Cela joue un grand rôle. Ce sera difficile de remplacer un duo comme celui-là.
Ensuite, je crois que l'attitude et le caractère de nos athlètes ont été remarquables. Il y a eu quelques déceptions, bien sûr, il y a en toujours aux Jeux olympiques. J'ai aimé voir comment ils ont réagi après avoir vécu des frustrations. Le meilleur exemple est l'équipe de soccer féminin.
Elles auraient pu perdre leur concentration après ce qui est arrivé contre les États-Unis. Et pourtant non. On les a vues revenir en force et donner tout contre un pays (la France) dont le sport national est le soccer et gagner dans les dernières minutes de jeu. C'est ce que j'appelle de grandes athlètes.
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3. QMI : Verrons-nous une candidature canadienne pour accueillir les Jeux olympiques à nouveau? Vous avez de nombreux liens avec la ville de Québec. Il y a de nombreuses rumeurs quant au dépôt d'une candidature de Québec pour les prochains Jeux d'hiver disponibles, en 2022.
Aubut : Mon travail est d'encourager chaque ville au pays. Si Toronto a les meilleures chances d'obtenir les Jeux d'été, parfait, je vais être là pour eux. Si Québec a la meilleure candidature pour les Jeux d'hiver, ce qui serait fantastique, allons-y. Je veux que les villes canadiennes s'intéressent à la présentation d'événements internationaux, comme les Olympiques et les championnats du monde. En ce sens, les Jeux panaméricains de 2015 aideront beaucoup Toronto. Nous allons faire de cet événement un grand succès. Ce sera très près de ce que peuvent être les Olympiques.
C'est pourquoi au Comité olympique canadien, nous avons des employés à plein temps qui vont rencontrer les maires pour les aider à choisir les événements qui leur conviennent. Ensuite, ils peuvent construire les installations nécessaires. C'est la nouvelle approche du Comité olympique canadien.
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4. QMI : Est-ce grave pour vous que le Canada retourne à la maison avec une seule médaille d'or?
Aubut : Bien sûr, j'aurais aimé avoir plus de médailles d'or. Mais d'un autre côté, nous sommes venus ici avec l'objectif de terminer dans le top 12. C'était vraiment l'objectif. Cela voudra dire deux rangs de mieux qu'à Pékin en termes de médailles. C'est de cette façon que nous voyons la situation.
Lorsque nous serons capables de générer plus d'argent, dans un système qui nous offrira des revenus récurrents sans dépendre seulement de l'économie ou de la volonté des commanditaires, alors nous aurons l'occasion de nous améliorer. Nous avons les bons athlètes. C'est un fait. Je crois qu'il n'y a pas de différence entre les athlètes d'été et d'hiver. Mais nous ne donnons pas la même opportunité aux athlètes d'été, parce qu'ils doivent s'entraîner à l'extérieur du pays pour une bonne partie de l'année. Ça coûte très cher, mais c'est la seule façon de ramener l'or.
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