Sports d'été
Girard remporte une médaille historique
Le 31 juillet 2012 à 7h58 | Alain Bergeron, Agence QMI et TVA Sports
Après avoir raté de peu le podium à Pékin, l'haltérophile québécoise Christine Girard s'est reprise à Londres en remportant la médaille de bronze à l'épreuve des 63 kg, mardi.
À VOIR | Londres 2012 : Jour 4 en images
«J'ai grandi en pensant que c'était pratiquement impossible d'avoir une médaille aux Jeux olympiques à cause de mon sport. Je suis tellement contente aujourd'hui de dire que j'ai bien fait d'écouter mon coeur et non ma tête parce que c'est possible. Je l'ai atteint», a débité d'un seul trait celle qui devient ainsi la première médaillée canadienne depuis l'entrée aux Jeux olympiques de l'haltérophilie féminine en 2000.
«Pour moi, ça représente beaucoup. Je dois un gros merci à toutes les personnes qui m'ont supportée. Cette médaille-là, c'est pour tout le monde qui m'a aidée, pas juste pour moi», a-t-elle ajouté, la gorge nouée par l'émotion.
Le spectre du 4e rang
Girard avait terminé au pied du podium aux Jeux de Pékin et a cru un moment se faire jouer le même tour. Sa performance décevante de 103 kg à l'arraché l'a obligée à lever 133 kg à l'épaulé-jeté, le deuxième poids plus élevé après celui de la championne Maiya Maneza (110-135-245 kg).
Son total de 236 kg a été tout juste suffisant pour laisser la Turque Sibel Simsek (105-130-235) au triste quatrième rang, où elle avait elle-même fini en 2008.
«Quand j'ai raté ma dernière jetée, je pensais vraiment devoir encore finir quatrième. C'est pour ça que lorsque je suis montée sur le podium, je ne pouvais pas y croire.»
La Kazakhe Maiya Maneza a survolé la compétition en établissant un record olympique avec un cumulatif de 245 kg.
«Je suis Canadienne»
Née à Elliott Lake, en Ontario, grandi à Rouyn-Noranda et aujourd'hui résidante de White Rock, en Colombie-Britannique, l'athlète de 27 ans pourrait se sentir tiraillée à partager sa médaille, l'une des quatre canadiennes toutes remportées par des souches québécoises.
«Regardez mes ongles», nous interrompt-elle, en nous montrant le bout de ses doigts peints de rouge et de blanc. «Je suis Canadienne au complet!», dit-elle pour éviter la controverse.
«5 à 7» à Rouyn-Noranda
Chose certaine, ce sera bientôt la fête à Rouyn-Noranda, où la nouvelle médaillée olympique a grandi en pratiquant son sport.
«Il va y avoir un bon petit 5 à 7 quand je vais revenir. J'ai vraiment hâte de pouvoir montrer ma médaille. Rouyn-Noranda va toujours rester ma ville. Je ne suis pas née là, mais j'y ai vécu longtemps et j'ai hâte d'aller partager ma médaille avec tout le monde là-bas.»
Logique quand on sait que la médaille de bronze de Londres est fabriquée à 97% de cuivre...
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