Émilie Heymans  

Émilie Heymans

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Sports d'été

Heymans veut lancer sa ligne de maillots de bain

Le 23 mai 2012 à 13h14 | Benoît Rioux, Agence QMI

La plongeuse Émilie Heymans, qui participera à ses quatrièmes Jeux olympiques à Londres, a également un autre projet en tête: lancer sa propre ligne de maillots de bain.

«Pour Londres, je ne pourrai malheureusement pas porter mes propres maillots puisqu'on a une entente de partenariat avec Speedo», laisse tomber Heymans.

Diplômée de l'École supérieure de mode de Montréal, la plongeuse originaire de Saint-Lambert travaille déjà très fort en vue de sa nouvelle carrière. Elle croit ainsi pouvoir rendre ses maillots disponibles avant la fin de l'année 2012. Pour arriver à ses fins, Heymans profite actuellement de ses contacts dans le monde du plongeon afin que certaines athlètes, en provenance de différents pays, testent la marchandise.

«Sur le plan personnel, ça fait 20 ans que je passe dans un maillot de bain, à raison de six heures par jour, dit-elle. J'imagine assez bien ce que ça prend pour qu'un maillot soit confortable.»

Heymans, qui coud elle-même les maillots, insiste par ailleurs sur l'importance du look.

«J'aimerais que mes maillots soient utilisés lors des compétitions de plongeon. Dans un sport jugé, il est primordial de compter sur un vêtement qui avantage la silhouette et fait bien paraître l'athlète.»

«Une compétition différente»

En attendant les défilés de mode, Heymans doit elle-même parader une dernière fois sur un tremplin olympique. Lors de ses trois Jeux précédents, elle est revenue, chaque fois, avec une médaille au cou.

Heymans a d'abord remporté l'argent au plongeon synchronisé à la tour de 10 mètres, avec Anne Montminy, à Sydney, en 2000, avant de décrocher la médaille de bronze dans cette même discipline, avec Blythe Hartley, en 2004, à Athènes. Finalement, elle a remporté la médaille d'argent, dans une épreuve individuelle, à la tour, lors des Jeux de Pékin, en 2008.

«Mes premiers Jeux olympiques étaient vraiment excitants, se souvient Heymans. J'étais plus jeune. Je ne savais pas à quoi m'attendre et je réalisais mon rêve.

«Aujourd'hui, je dirais que les Jeux olympiques demeurent une compétition très différente comparativement aux autres. C'est vraiment gros. Il y a beaucoup d'athlètes, dans différentes disciplines, qu'on peut côtoyer et avec qui on peut jaser. C'est super intéressant!»

Aux essais olympiques

Assurée de participer à l'épreuve du trois mètres synchro à Londres, en compagnie de Jennifer Abel, elle tentera également de participer au trois mètres individuel. Pour ce faire, elle doit toutefois obtenir sa qualification, ce week-end, lors des essais de l'équipe canadienne, disputés au Centre sportif du Parc olympique.

Peu importe le nombre d'épreuves qu'elle disputera, Heymans espère naturellement ramener une médaille d'Angleterre, mais elle convient que le défi est de taille.

«J'aimerais beaucoup revenir avec une autre médaille, mais la compétition est vraiment vraiment difficile, observe-t-elle. Même si je reviens sans médaille, ça n'enlèvera rien à mes performances des Jeux précédents.»

En effet, Heymans demeurera toujours, au minimum, une triple médaillée olympique. Un statut qui, soit dit en passant, ne pourra que l‘aider à commercialiser ses maillots.

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