Sports d'été

«Un monde à part» - Philippe Comtois

Le 26 juillet 2012 à 21h10 | TVA Sports

Avec l'ouverture des Jeux de Londres et le début d'une nouvelle aventure olympique, les athlètes canadiens vivront l'expérience d'une vie.

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C'est du moins ce qu'ont laissé entendre le patineur de vitesse François-Louis Tremblay et le plongeur Philippe Comtois, lors de l'émission «Le Match de l'été», sur les ondes de la chaîne TVA Sports, jeudi.

Une cérémonie bien spéciale

Vendredi aura lieu la cérémonie d'ouverture des Jeux de Londres, qui marque officiellement le début de la compétition. Un spectacle à grand déploiement, qui émerveille autant les représentants des pays que les spectateurs du monde entier.

«Dans ta tête d'athlète, ça commence avec la cérémonie d'ouverture, alors c'est très excitant, a expliqué François-Louis Tremblay. C'est vraiment quelque chose de très marquant.»

«Surtout que la journée de la cérémonie d'ouverture, les préparatifs commencent vers midi, a renchéri Philippe Comtois. Tu fais partie du spectacle, tu veux que ça aille bien et tu veux profiter de tout ça.»

Pourtant, tous les Olympiens n'ont pas la chance d'y participer.

«C'est fatigant, c'est beaucoup de marche et d'attente, a poursuivi Tremblay. Être porte-drapeau, par exemple, si tu as une compétition le lendemain, c'est un pensez-y-bien : il ne faut pas oublier que ce sont les Olympiques et qu'on est là pour performer. C'est long, mais c'est le fun, parce qu'on veut en profiter.»

Le travail et la récompense

Les athlètes s'entraînent durement, toute leur vie durant, pour avoir la chance de goûter à la gloire des Jeux olympiques.

D'un côté, la compétition sportive est relevée et féroce, mais de l'autre, les Jeux ont aussi un côté festif.

«Après les Jeux, ton travail est fait, a affirmé le patineur. Tu te dis je peux faire la fête aussi longtemps que je veux. Ceux qui finissent tôt, qui sont sur le "party" et qui dérangent un peu dans le village, ils se font avertir que d'autres n'ont pas terminé, et ils comprennent rapidement.»

«L'énergie est tellement élevée, que lorsque ça fini, il faut que tu te vides», a ajouté Comtois.

On a d'ailleurs fait grand cas des aventures charnelles des athlètes lors des Jeux, ces derniers temps. Les dires des médias sont-ils exagérés à ce sujet?

«Tu mets ensemble plein d'athlètes, qui sont jeunes et fringants et qui ont le goût de faire la fête à la fin de la compétition, a vulgarisé Tremblay. Ça peut être une distraction, mais pour ceux qui ont terminé, c'est pratiquement inévitable...»

«Pour moi, ça n'a jamais rien changé, a affirmé le plongeur. J'étais avec ma copine en 1996 et j'étais marié et père d'une petite fille en 2000. C'est sûr, la première chose qu'ils te disent en arrivant, c'est "la boîte de condom est là, on ne vous empêchera pas", mais..."

Une expérience humaine

Le plus gros événement sportif de la planète réunit des milliers d'athlètes, l'espace de quelques semaines, dans une expérience humaine autant que sportive.

«Tu es dans un monde à part, a expliqué Comptois. Il y a la foule, l'énergie que tu sens, l'ambiance. On se dit toujours que les Olympiques, c'est une compétition comme les autres, pour se calmer, mais non : ce n'est pas vrai.»

«C'est quelque chose de différent à vivre, a lancé Tremblay. À la cafétéria, tu rencontres Alex Ovechkin, qui est là et qui mange tranquillement. On a la chance de rencontrer des gens qu'on admire.»

Pour Comtois, qui a participé à deux Olympiades et qui est maintenant entraîneur de plongeon, ces expériences sont chose du passé. Pour François-Louis Tremblay, l'aventure n'est pas terminée : il participera aux Jeux d'hiver de 2014 à Sotchi, en Russie. Ont-ils peur de l'éphémère gloire que procure cette grande compétition, qui n'a lieu que tous les quatre ans?

Vivre de telles expériences, attirer ce genre d'attention pendant la compétition pour ensuite tomber dans l'oubli et revenir à la vie normale est souvent le lot des athlètes qui participent aux Jeux olympiques.

«On est victime du fait que les Olympiques sont tellement gros, que quand c'est fini, les gens en ont eu pour leur argent, a expliqué Tremblay. Ils veulent passer à autre chose. Il faut se préparer à l'après-carrière, il faut avoir un plan pour après les Jeux.»

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