80 000 spectateurs sont réunis pour la cérémonie d'ouverture.  

80 000 spectateurs sont réunis pour la cérémonie d'ouverture.

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Reuters / Pawel Kopczynski © Thomson Reuters 2012

Sports d'été

Une cérémonie éclatée

Le 27 juillet 2012 à 12h11 | (Avec la collaboration de Thane Burnett), Agence QMI

C'était un mélange audacieux, possiblement le plus chaotique, mais aussi le plus grand divertissement offert à toute une génération. La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres a lancé en grand les festivités, vendredi soir.

Des moments incongrus - la «reine Élisabeth II», ou du moins sa doublure, qui s'élance en parachute, avec non loin derrière nul autre que James Bond.

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Approximativement 42 millions $ ont été dépensés pour cette cérémonie éclatée, organisée par Danny Boyle, gagnant d'un Academy Award pour le film «Slumdog millionnaire», et impliquant également une quarantaine de moutons et un millier de figurants.

Dur à dire si cette cérémonie battra dans le cœur des gens la championne en titre des fêtes d'ouverture, celle de Pékin, tenue il y a maintenant quatre ans. Si les festivités organisées en Chine étaient toutes en contrôle, celles de Londres étaient faites d'abandon, d'humour et de lumières éclatantes.

Des exemples? De jeunes patients, sortis d'un hôpital local pour entendre l'auteure à succès J.K. Rowling lire «Peter Pan».

Les enfants sautaient sur les lits pendant que des infirmières dansaient. Des infirmières en patins à roulettes. Même Voldemort, l'ennemi juré d'Harry Potter, s'est invité à la fête. Tout comme Mary Poppins et Mr. Bean.

La célébration est passée de la joie à la tristesse, alors que les visages de personnalités britanniques disparues au cours des derniers mois ont défilé à l'écran, une galerie étant diffusée sur un moniteur.

Parmi celles-ci auraient peut-être dû se trouver les Israéliens assassinés durant le massacre de Munich, en 1972. La question est débattue sur les réseaux sociaux. Pendant leur défilé dans le stade, les représentants du pays ont d'ailleurs arboré un mouchoir noir, en souvenir du drame.

Et bien sûr, il y a eu les athlètes.

Ils ont semblé si jeunes, ces champions, lorsqu'ils se sont présentés dans le Stade olympique. La délégation canadienne, menée par le triathlonien Simon Whitfield, était privée de la moitié de ses représentants, mais a tout de même été chaudement applaudie. Après avoir porté le drapeau canadien et mené ses compatriotes dans le Stade olympique, Whitfield avait peine à contenir sa joie.

«Quelle sensation! a déclaré le porteur de l'Unifolié. C'était merveilleux, et ce fut tout un honneur d'être ici ce soir afin de mener tous ces athlètes que je respecte.»

La légende de la boxe Mohammed Ali comptait parmi ceux qui ont vu la torche allumée par un groupe d'Olympiens, moment phare, comme chaque deux ans, de ces célébrations. Parmi les derniers porteurs de la flamme, qui revenait d'un périple de 12 875 km, se trouvait le joueur de soccer britannique David Beckham, absent des Jeux, mais toujours une tête d'affiche dans son pays.

Les Jeux de la XXXe olympiade ont été déclarés ouverts par la reine, après le serment des athlètes, officiels et entraîneurs.

Paul McCartney a conclu les célébrations avec une interprétation du classique des Beatles «Hey Jude», entonnée à l'unisson par la grande majorité des 80 000 spectateurs, selon les estimations, qui se trouvaient dans le stade.

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