Françoise Abanda  

Françoise Abanda

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Tennis

Abanda ne se qualifie pas

Le 8 septembre 2012 à 18h13 | Gilles Moffet, Agence QMI

On espérait bien que la jeune raquette québécoise Françoise Abanda se faufilerait jusque dans le tableau principal du Challenge Bell, mais ce sera partie remise puisqu'elle n'a pu passer à travers le premier tour de qualification, samedi au PEPS, à Québec.

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Ça s'annonçait bien, pourtant, pour l'athlète de 15 ans, qui menait par 5-3, au premier set, devant l'Américaine de 23 ans, Lena Litvak, 365e au classement de la WTA. Cette dernière a toutefois forcé le bris d'égalité et l'a finalement emporté 7-6 (8) et 6-3.

Au passage, Abanda a eu quelques balles de manche dont elle n'a pu profiter. Elle a même rebondi dans le second set pour se donner une avance de 2-0, mais la rusée Litvak a réussi à découdre le jeu de la talentueuse Québécoise.

«J'aurais dû foncer, a dit Abanda en se mordant les lèvres. J'étais comme nerveuse et pourtant, je n'avais rien à perdre. Je suis la plus jeune joueuse du tournoi et j'aurais dû y aller pour mes coups. C'est un peu dommage, car elle n'a pas mieux joué que moi et j'avais ce match en main.»

Mais l'expérience au tennis a souvent cette manie de venir à bout de la jeunesse et Litvak n'est pas tombée dans le piège de donner des belles balles puissantes à sa rivale montréalaise.

«Litvak brisait beaucoup le rythme et elle ralentissait le jeu avec ses balles coupées, a noté Abanda. Elle avait un jeu hors du commun.»

À sa décharge, la jeune joueuse n'a pas eu beaucoup de temps pour s'adapter à la surface rapide du Challenge Bell puisqu'elle a perdu au deuxième tour du tournoi junior des Internationaux des États-Unis.

«Je suis arrivé vendredi midi à Québec et je n'ai eu qu'un seul entraînement sur le tapis, dit-elle. C'est tellement différent que la surface dure du US Open qui est beaucoup plus lente. Il y a quelques petits trucs qui n'ont pas aidé, mais je serai de retour. C'est vraiment plaisant de jouer au Québec, car tous les entraîneurs de Tennis Canada sont ici.»

Abanda fait jaser

Si Abanda avait battu Litvak, elle aurait affronté la favorite des qualifications, Lauren Davis, et pour avoir parlé à quelqu'un du clan Davis, on peut vous dire qu'Abanda a tout leur respect même si elle n'en est qu'à son troisième tournoi professionnel et son deuxième de la WTA.

Elle a d'ailleurs une fiche de 3-3 chez les pros et lors de la Coupe Rogers à Montréal, elle avait atteint le troisième tour des qualifications, battant au passage l'Américaine Irina Falconi, alors classée 110e au monde. Abanda n'en avait fait qu'une bouchée au compte de 6-4, 6-0.

Elle s'était inclinée au tour suivant contre Sesil Karatancheva, qui sera du tableau principal du Challenge Bell.

Abanda a pu constater deux choses en affrontant quelques pros. «Les professionnelles sont moins émotives et elles frappent plus fort, dit-elle. Tu vois même des juniors pleurer sur le terrain.»

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