Tennis
Federer le grand maître
Le 8 juillet 2012 à 9h10 | TVA Sports et AFP
Roger Federer a retrouvé sa place de numéro 1 mondial de façon historique, dimanche.
Le Suisse a remporté le tournoi de Wimbledon pour la septième fois en battant le Britannique Andy Murray 4-6, 7-5, 6-3, 6-4.
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À voir : La finale en images
Federer égale donc non seulement les records des titres à Wimbledon, mais celui des semaines passées au sommet de la hiérarchie mondiale, détenus par l'Américain Pete Sampras.
Sampras a été en tête pendant 286 semaines au cours de sa carrière, contre 285 pour Federer. En redevenant numéro 1, Federer pourra donc battre ce record puisqu'il sera assuré de demeurer à cette position pendant au moins deux semaines.
«Je rejoins mon idole, c'est un moment magique pour moi», a avoué Federer en recevant le trophée, sous les yeux de son épouse et de ses jumelles âgées de trois ans, qui assistaient au match.
«Roger continue à jouer un tennis extraordinaire», a pour sa part affirmé Murray.
Sa liste d'exploits ne s'arrête pas là. Le champion helvète compte désormais 17 titres du Grand Chelem à son palmarès, un autre record qu'il a pris à Sampras (14) il y a trois ans.
Il s'agit aussi du premier trophée majeur du Bâlois, qui fêtera ses 31 ans le mois prochain, depuis les Internationaux d'Australie 2010. C'est cette année-là, en juin, qu'il avait cédé la place de no 1 mondial à Rafael Nadal, lui-même dépossédé par Novak Djokovic l'an passé.
C'est aussi sa première victoire à Wimbledon depuis 2009, après deux échecs en quarts de finale lors des deux éditions précédentes.
Match de haut niveau
Les deux joueurs se sont livré un match de très haut niveau, qui a commencé sous le soleil pendant deux manches et qui s'est terminé sous le toit fermé du Central après une averse. 
«Quand on joue devant ses partisans et toute sa famille, c'est dur (de perdre), a indiqué Murray. Je crois que j'ai joué un bon match. Il y a eu beaucoup d'échanges accrochés, des jeux serrés, des balles de bris des deux côtés.
«Il a joué un tennis incroyable, surtout après la fermeture du toit, dans les deux dernières manches, a-t-il ajouté. Il a servi beaucoup mieux. L'ambiance était superbe, une des plus belles que j'ai connues.»
Federer a proposé une démonstration de tennis offensif, en prenant tous les risques pour ne pas se laisser user du fond du court par son adversaire. Le Suisse a été superbe en coup droit (18 gagnants), mais aussi au filet, où il a marqué 53 points sur 68 montées.
«J'ai joué un de mes meilleurs tennis en demi-finale et en finale. Je ne pourrais pas être plus heureux. Ça m'avait manqué de jouer la finale ici, c'est un grand moment», a déclaré le vainqueur.
Contrairement à ce que plusieurs personnes craignaient, Murray n'a pas été tétanisé par l'importance de l'événement, sa première finale à Wimbledon, et s'est montré très agressif dès les premiers échanges.
«Je m'approche, a positivé Murray, qui a eu le plus grand mal à s'exprimer entre deux sanglots. On m'avait demandé si c'était ma meilleure chance parce que Roger a maintenant 30 ans. Il n'est encore pas mal pour un gars de 30 ans», a-t-il conclu.
Plus solide du fond du court, l'Écossais a logiquement remporté la première manche. Il était encore au-dessus dans la deuxième, ayant eu quatre occasions de bris, lorsque Federer a soudainement haussé son niveau de jeu pour égaliser.
Après l'interruption par la pluie, la troisième manche s'est jouée dans un sixième jeu interminable de près de vingt minutes où Murray a perdu son service à la sixième balle de bris après avoir mené 40-0.
L'expérience de Federer
L'expérience du Suisse, qui disputait sa 24e finale de Grand Chelem, là aussi un record détenu par lui depuis longtemps, avait encore fait la différence.
Le Britannique, no 4 mondial, a manqué une balle de bris au début de la quatrième manche, puis, a paru usé par l'intensité de la lutte. Federer, imperturbable, a fait le bris dans le cinquième jeu grâce à un admirable coup droit du revers avant de s'envoler vers une victoire après 3h24 min d'un superbe spectacle.
Murray jouait sa quatrième finale majeure, ayant perdu les trois premières, deux fois contre Federer (Internationaux des États-Unis 2008, Internationaux d'Australie 2010) et une fois contre Djokovic (Internationaux d'Australie 2011). La Grande-Bretagne n'a pas eu de vainqueur en Grand Chelem depuis Fred Perry à Wimbledon en 1936.
De nombreuses personnalités avait pris place dans la «Royal Box» pour assister à la finale, parmi lesquelles le premier ministre David Cameron, la duchesse de Cambridge Catherine et sa soeur Pippa.
Titres en Grand Chelem: 17 victoires (record)
Internationaux d'Australie: 4 titres (2004, 2006, 2007, 2010), 1 finale (2009)
Roland-Garros: 1 victoire (2009), 4 finales (2006, 2007, 2008, 2011)
Wimbledon: 7 titres (2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2009, 2012), 1 finale (2008)
Internationaux des États-Unis: 5 titres (2004, 2005, 2006, 2007, 2008), 1 finale (2009)
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