Aleksandra Wozniak et Stéphanie Dubois.  

Aleksandra Wozniak et Stéphanie Dubois.

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Tennis

Une tâche colossale attend Wozniak et Dubois

Le 26 juillet 2012 à 13h42 | Louis Butcher, Journal de Montréal

Aleksandra Wozniak et Stéphanie Dubois ont beau se connaître depuis plusieurs années, s'entraîner ensemble à Montréal et se côtoyer régulièrement, elles ne sont pas habituées à former une équipe en double.

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Les deux Québécoises formeront la paire au tournoi olympique de Londres dont le premier tour s'amorcera dès samedi sur le prestigieux complexe de Wimbledon.

En raison de l'arrivée tardive de Dubois et de Wozniak dans la capitale britannique (le départ de leur avion a été retardé de 15 heures à Montréal lundi soir), les deux représentantes du Canada n'ont commencé leur préparation que mercredi matin.

À raison de deux séances, d'une heure chacune, par jour.

«C'est certain que, comparées à d'autres équipes, nous risquons d'être désavantagées, a reconnu Wozniak. Mais bon, on a l'avantage de bien se connaître toutes les deux.»

L'horaire de la compétition n'a pas encore été divulgué, mais leur premier match devrait avoir lieu lundi.
Contre le Kazakhstan

D'entrée de jeu, elles affronteront l'équipe formée de Yaroslava Shvedova (classée septième meilleure joueuse mondiale de la spécialité) et Galina Voskoboeva, du Kazakhstan.

Il s'agit de deux filles qui jouent ensemble depuis longtemps et qui ont d'ailleurs battu Wozniak (et sa partenaire roumaine Simona Halep) à Wimbledon, il y a quelques semaines à peine.

«Les classements de Stéphanie ne lui permettent pas de jouer en double et Aleksandra, elle, est limitée à des participations dans les tournois du Grand Chelem», a expliqué l'entraîneur Sylvain Bruneau qui supervise l'entraînement des deux Québécois sur le gazon britannique.

«Il faut donc mettre les bouchées doubles pour créer une chimie entre les deux, poursuit-il. On aurait aiméconsacrer plus de temps à l'entraînement, mais le temps est très limité ici.»

Erakovic avant... Venus

Également engagée en simple, Wozniak (54e joueuse mondiale) connaît l'identité de sa première rivale, la Néo-Zélandaise Marina Erakovic (46e), qu'elle a affrontée à deux reprises en 2008, chacune remportant une victoire.

«C'est une bonne joueuse que j'ai connue dans les rangs juniors, a dit Wozniak. Je l'ai vu jouer à Wimbledon à quelques reprises. Sur le gazon, elle a modifié son style.

«Elle a tendance à attaquer davantage au filet après son service. Je dois donc m'adapter à cette situation et rester alerte.»

En simple, le tournoi olympique doit s'amorcer samedi, ce qui pourrait forcer la Blainvilloise à faire l'impasse sur la cérémonie d'ouverture.

«La décision revient à Aleksandra, a affirmé Bruneau. Mais il est certain que si son match commence à 11h le lendemain matin, elle devra sans doute renoncer à participer à la cérémonie.»

La cérémonie doit s'amorcer vendredi soir à 21h, heure locale, et se terminer aux environs de minuit trente.
Dur pour les hommes aussi

Chez les hommes, les Canadiens n'auront pas un parcours facile non plus.

Si Milos Raonic (25e joueur mondial) devrait, en toute logique, disposer de son adversaire japonais Tatsuma Ito, il aura à ses trousses le Français Jo-Wilfried Tsonga, redoutable à au All England Club, dès le second tour.

Son compatriote Vasek Pospisil, qui a obtenu un laissez-passer pour l'épreuve du simple, affrontera une grosse pointure dès son premier match, l'Espagnol David Ferrer, cinquième joueur mondial.

En double, la paire canadienne composée de Daniel Nestor et de Pospisil, affrontera le tandem roumain formé de Horia Tecau et Adrian Ungur.

 

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