Des fans n'ont pas hésité à souligner la disette de Scott Gomez dimanche.
La blague a assez duré
Crédit photo : Agence QMI

Scott Gomez

La blague a assez duré

Le 6 février 2012 à 18h54

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Georges Laraque
TVA SPORTS

La «saga Scott Gomez» a assez duré.

Le plus haut salarié du Tricolore ne vaut peut-être pas les 7,5 millions $ qu'il touche cette année mais mérite tout de même un minimum de respect.

En vidéo : les amateurs sont-ils trop sévères?

Je tiens toutefois à vous rappeler qu'il n'a jamais placé un fusil sur la tempe de Glen Sather, directeur général des Rangers de New York, afin qu'on lui accorde un contrat aussi grassement payé en 2007 (51,5 millions $ pour sept ans).

C'est Sather qui en a voulu ainsi.

Et pourtant, souvenez-vous. À sa dernière année avec les Rangers, Gomez a connu une saison plutôt difficile. Mais les Canadiens sont tout de même aller le chercher, voyant en lui un joueur de centre de premier plan.

Selon moi, la seule personne à blâmer dans cette histoire est Bob Gainey. Ce même Gainey qui s'est départi du défenseur Ryan McDonagh afin de mettre la main sur Gomez. Je peux vous assurer que le jeune McDonagh (19 points en 50 matchs cette saison) serait l'un des meilleurs joueurs de la brigade défensive du Tricolore.

Il est triste de voir les partisans et les médias se moquer de l'attaquant des Canadiens de la sorte. Le pire est à venir si ça continue, car la «saga Gomez» a maintenant fait le tour de la Ligue. Les joueurs discutent souvent entre eux des meilleurs et pire endroits où évoluer et ne vous surprenez pas si des joueurs autonomes sont réticents à l'idée de porter les couleurs des Canadiens.

Dimanche, Carey Price n'a d'ailleurs pas hésité à se porter à la défense de son coéquipier après la rencontre face aux Jets de Winnipeg. Gomez est un être humain avant tout. Il traverse une période difficile et il a certainement plus besoin d'encouragements que de moqueries, en ce moment.

Comme l'a dit Carey, «ça ne sert à rien de frapper sur un gars démoralisé.»